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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 07:39

La fidélité dans la Sainte Écriture

En nos temps où les ténèbres et la confusion mènent les âmes vers la révolte, l'abandon et le désespoir, il est essentiel de retourner aux sources pour y retrouver les certitudes qui fondent notre foi.Dans la Sainte Écriture, c'est Dieu qui parle.Et ce qu'Il dit de Lui-même s'appelle la Révélation.Dieu ne peut se tromper ni nous tromper.Écoutons-Le et demandons -Lui la grâce de Lui être des serviteurs fidèles. Sans Lui,nous ne pouvons rien faire

 

" La fidélité (hb. èmèt), attribut majeur de Dieu (Ex 34,6); est souvent associée à sa bonté paternelle (hb. Hèsèd) envers le peuple de l'Alliance. Ces deux attributs complémentaires indiquent que 1' Alliance est à la fois un don gratuit et un lien dont la solidité est à l'épreuve des siècles (Ps 119,9). A ces deux attitudes, en lesquelles se résument les voies de Dieu (Ps 25,10), l'homme doit répondre en s'y conformant; la piété filiale qu'il doit à Dieu aura pour preuve de sa vérité la fidélité à observer les préceptes de l'Alliance.

Au long de l'histoire du salut, la fidélité divine se révèle immuable, face à la constante infidélité de l'homme, jusqu'à ce que le Christ, témoin fidèle de la Vérité (Jn 18,37; Ap 3,14), communique aux hommes la grâce dont Il est plein (Jn 1,14.16) et les rende capables de mériter la couronne de la vie en imitant Sa fidélité jusqu'à la mort (Ap 2,10).

 

1. Fidélité de Dieu. -

Dieu est le « Rocher» d'Israël (Dt 32,4) ; ce nom symbolise son immuable fidélité, la vérité de ses paroles, la solidité de ses promesses. Ses paroles ne passent pas (15 40,8), ses promesses seront tenues (Tb 14,4); Dieu ne ment pas, ni ne se rétracte (Nb 23,19); Son dessein s'exécute (Is 25,1) par la puissance de Sa parole qui, sortie de Sa bouche, ne revient qu'après avoir accompli sa mission (Is 55,II); Dieu ne varie pas (Ml 3,6). Aussi veut-il s'unir l'épouse qu'Il s'est choisie par le lien d'une fidélité parfaite (Os 2,22) sans laquelle on ne peut connaître Dieu (4,2). Il ne suffit donc pas de louer la fidélité divine qui surpasse les cieux (Ps 36,6), ni de la proclamer pour l'invoquer (Ps 143,1) ou pour rappeler à Dieu Ses promesses (Ps 89,1-9.25-40). Il faut prier le Dieu fidèle pour obtenir de Lui la fidélité (1 R 8,56ss),ct cesser de répondre à sa fidélité par l'impiété (Ne 9,33). Dieu seul en effet peut convertir son peuple infidèle et lui donner le bonheur en faisant germer de la terre la fidélité qui doit en être le fruit (Ps 85,plSS).

 

2. Fidélité de l'homme.

- Dieu exige de Son peuple la fidélité à l'Alliance qu'Il renouvelle librement (Job 24,14); les prêtres doivent être spécialement fidèles (1 S 2,35). Si Abraham et Moïse (Ne 9,8; Si 4-5,4) sont des modèles. de fidélité, Israël dans son ensemble imite l'infidélitë de la génération du désert (Ps 78,8ss.36s; 106,6). Et là où l'on n'est pas fidèle à Dieu, la fidélité envers les hommes disparaît; on ne peut compter sur personne (Jr 9,2-8). Cette corruption n'est pas propre à Israël car ce proverbe vaut pour tous les lieux: « Un homme sûr, qui le trouvera? » (Pr 20,6). Israël, choisi par Dieu pour être son témoin, n'a donc pas été un serviteur fidèle; il est resté aveugle et sourd (Is 42,18ss). Mais Dieu a élu un autre Serviteur sur qui Il a mis Son Esprit (Is 42,I8ss), à qui Il a donné d'entendre et de parler; cet élu proclame fidèlement la justice, sans que les épreuves puissent le rendre infidèle à Sa mission (Is 50,4-7), car son Dieu est sa force (Is 49,5)· 1. Fidélité de Jésus. - Le serviteur fidèle ainsi annoncé, c'est le Christ Jésus, Fils et Verbe de Dieu, le vrai et le fidèle, qui vient accomplir l'Écriture et l'œuvre de Son Père (Mc 10,45; (Lc 24.44; Jn 19,28.30; Ap 19,IIss). Par Lui sont tenues toutes les promesses de Dieu (2 Co 1,20); en Lui sont le salut et la gloire des élus (2 Tm 2,10); avec Lui, les hommes sont appelés par le Père à entrer en communion; et c'est par Lui que les croyants seront affermis et rendus fidèles à leur vocation jusqu'au bout (1 Co 1,8s). La fidélité de Dieu (1 Th 5,23s) duquel les dons sont sans repentance (Rm II,29), se manifeste donc en Lui en plénitude, et c'est la constance du Christ qu'elle incline à suivre pour affermir dans la fidélité (2 Th 3,3ss). Nous devons imiter la fidélité du Christ en tenant ferme jusqu'à la mort et compter sur Sa fidélité pour vivre et régner avec Lui (2 Tm 2,10). Bien plus, même si nous sommes infidèles, Il reste fidèle; car s'Il peut nous renier, Il ne peut Se renier (2 Tm 2,13); aujourd'hui, comme hier et à jamais, Il demeure ce qu'll est (He 13,8), le pontife miséricordieux et fidèle (He 2,17) qui donne d'accéder avec assurance au trône de la grâce (He 4,14ss) à ceux qui, appuyés sur la fidélité de la promesse divine, gardent une *foi et une *espérance indéfectibles (He 10,23). 2. Les fidèles du Christ. - Le titre de « fidèles » suffit à désigner les *disciples du Christ, ceux qui ont *foi en lui (Ac 10,45; 2 Co 6,15; Ep 1,1).Il inclut assurément les vertus naturelles de loyauté et de bonne foi que les chrétiens doivent avoir soin de pratiquer (Ph 4,8) ; il désigne en outre cette fidélité religieuse qui est une des prescriptions majeures dont le Christ exige l'observation (Mt 23, 23), et qui caractérise ceux que meut l'Esprit-Saint (Ga 5,n) ; elle apparaît dans le détail de l'existence (Lc 16,1 oss) et domine ainsi toute la vie sociale. Dans la nouvelle Alliance, cette fidélité a une âme, et c'est l'*amour; inversement, elle est la preuve de l'amour authentique. Jésus insiste sur ce point : « Demeurez dans Mon amour. Si vous gardez Mes commandements, vous demeurerez dans Mon amour, comme Moi, J'ai gardé les commandements de Mon Père et Je demeure en Son amour» (Jn 15,9S; cf 14,15.21.23S). Jean, fidèle à la leçon du Christ, l'inculque à ses « enfants» en les invitant à « marcher dans la vérité », c'est-à-dire dans la fidélité au commandement de l'amour mutuel (2 Jn 4s); mais il ajoute aussitôt : « Or l'amour consiste à vivre selon les commandements de Dieu » (2 Jn 6). C'est à cette fidélité qu'est réservée la récompense de communier à la joie du Seigneur (Mt 25,21.23; Jn 15,11). Mais cette fidélité exige une lutte contre le Tentateur, le Mauvais, qui requiert vigilance et prière (Mt 6,13; 26,41; 1 P 5,8s). Aux derniers temps, l'épreuve de cette fidélité sera redoutable : les saints auront à y exercer une constance (Ap 13,10; 14,12) dont la grâce leur vient du Sang de l'Agneau (Ap 7,14; 12,11).

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