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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 06:53

Conseils spirituels pour les temps d'angoisse.

 

Nous avons retrouver dans nos trésors un article d'un religieux responsable de « La Vie Spirituelle », qui signait Apostolus.

Nous qui sommes aussi en ce moment dans une époque angoissante, écoutons les  conseils de ce maître.

« A l'heure la plus troublante de la crise passée, le 28 septembre,(1940 ?) La Vie Spirituelle se demandait ce qu'elle allait devenir: on voyait monter au ciel les signes de la grande tribulation, on pouvait tout redouter. Et naturellement la revue décidait de continuer plus que jamais, parce que plus lue et ,plus que jamais les âmes auraient eu besoin de solides nourritures C'est le privilège des spirituels d'être préadaptés aux situations les plus pénibles et de se trouver portés jusqu'à la profondeur de l'actualité. Les drames de la conscience qui divisent tant des nôtres, qui nous divisent même parfois nous-mêmes contre nousmêmes, - quand il s'agit d'interpréter les choses et de juger ce qu'il aurait fallu faire ou ne pas faire, - ces drames, dis-je, sont atténués par une sérénité plus haute et par la confiance que Dieu mène le tout. C'est le moment de relire les grands prophètes d'Israël. Que notre famille spirituelle grandisse et qu'il en sorte des âmes saintes, fussent-elles inconnues à jamais, même à elles-mêmes : ces âmes agiront sur Dieu, en faveur de leur pays et de la paix. Mais, pour ne perdre aucun fruit de l'expérience, revenons à cette semaine critique de la fin septembre. Examinons-nous .. Comment avons-nous agi, pensé,senti,influencé?N'y a t'il pas de réforme à introduire dans nos cœurs et dans nos mouvements d'âme ?

Quelle règle suivre les jours d'angoisse ?

La première des règles du temps d'angoisse concerne: l'imagination, cette maîtresse d'affolement et de trouble. Dans ce temps-là, toutes les puissances de ce monde tendent à exciter nos angoisses naissantes, la presse tout d'abord dont c'est la pâture, et qui fait or de l'émotion des foules. On distingue la vraie et la fausse nouvelle, et l'on a raison; mais toute nouvelle instantanée est fausse par quelque endroit. Pour être bien informé dans un jour de crise, il fandrait pouvoir placer et classer les nouvelles dans un champ qui permette de mesurer leur importance relative; il faudrait surtout connaître tous les facteurs à la fois, ce qui ne serait possible qu'à une conscience surhumaine. L'inconvénient de la presse, même la meilleure, est de donner du retentissement à l'inquiétude et par là de l'irriter, de la propager, de la prolonger par l'imagination, de créer l'état de trouble dans le moment même où on devrait l'atténuer ou l'abolir. C'est là que triomphe l'âme chrétienne : ne pas tout croire sur lecture; attendre à demain pour parler d'aujourd'hui; ne pas accorder trop d'importance à ce qui excite; ne pas tenir des propos inutiles et alarmants. Surtout ne pas croire au pire, ne pas s'y résigner et ne pas l'aimer en secret, ne pas se laisser tomber dans l'idée d'inévitable, comme l'homme naturel n'y est que trop porté; il est des heures de défaillances où; tout le raisonnable ayant paru échouer, il semble que le bien ne pourra jaillir de l'excès du mal, et que Dieu se réserve de parler au milieu de la tempête. Non, ce n'est pas làl'attitude de l'homme intérieur. Il est vrai que l'angoisse subsiste au milieu de toutes ces précautionsElle tient surtout à ce qu'on est hanté malgré soit par des images d'avenir. Bossuet donne quelque part ce conseil : « Supposer le pire que l'on puisse supposer et se jeter à l'aveugle dans le sein de Dieu .» Je ne le suivrai pas sur ce point.Car cette supposition du pire risque de tendre à l' excès les ressorts de notre être et de lui faire affronter d'avance un danger que Dieu n'a pas voulu. Les saintes femmes se demandaient qui soulèverait la lourde pierre, et en arrivant au sépulcre elles la virent roulée et le tombeau ouvert. L'Événement, quand il arrive, apporte avec lui une grâce qui nous donne la force d'y faire face. Et on a remarqué cela jusque dans l'ordre naturel; mais il ne sert de rien de faire des répétitions générales ou de grandes manœuvres. Au jour venu, on fera tout simplement son devoir. Ceci ne veut pas dire que la précaution soit inutile. Mais les mesures de sécurité doivent être déliées de l'idée d'une fatalité dans le péril. L'extrême-onction n'est pas la mort; la mobilisation n'est pas la guerre; et l'assurance contre l'accident n'amène pas l'accident. Combien de pauvres âmes en péril de mort ont été privées des derniers secours parce qu'on n'a point voulu les effrayer par la visite du prêtre! Reste de superstition et de mentalité primitive : on imagine ,qu'une précaution contre le danger appelle le danger par une sorte de magie sympathique. Les chrétiens sont prémunis contre ces fantômes. Vivant dans le temps et néanmoins au-delà, ils tendent à réaliser cet équilibre de la prévoyance malgré tout détachée et de la précaution calme Il n'est pire danger que celui dont on n'a pas voulu parler. C'est la surprise en guerre qui est l' arme la plus poignante, car c'est la seule qui atteigne, derrière le corps, l'âme . Et, malgré tout, ne sois pas trop stoïcienne, âme chrétienne! Malgré tous les essais de vertus, l'angoisse demeure, et elle te trouble encore. Et quare conturbas me? Quare? Pourquoi? Mais tout simplement pour exercer ta patience, pour te faire consentir à ta faiblesse, si vite oubliée, pour que tu communies avec la misère de tes frères les hommes qui n'ont pas tous les secours de ta foi, pour que tu participes aux angoisses de Jésus-Christ, la veille de Sa Passion, après la Cène, dans le Jardin. Mais, souviens-toi qu'il y a comme deux parts dans l'angoisse (comme dans toute épreuve) : celle du tourment, qui vient de toi-même, de ta défiance, de ton égoïsme, de ton propre-amour, charge inutile que tu ajoutes à la vraie peine et qui est d'autant plus lourde que celle-là n'apporte pas de grâce avec elle. Et, d'autre part, celle de la souffrance, qui vient de Dieu, qui est proportionnée avec nos forces d'aujourd'hui, avec cette charge de malice qui suffit au jour. La souffrance n'est point cause de trouble: angoisse sereine, angoisse qui n'atteint pas la haute partie de l'âme, même si elle occupe tout le reste; angoisse qui facilement .se change en prière, ou plutôt qui est elle-même cette prière. Apostolus

 

L'équilibre est difficile à trouver entre l'affolement et la politique de l'autruche. Il est vrai qu'il faut se préparer à des moments difficiles et surtout préparer l'avenir que nous connaissons dans ses grandes lignes.Le but de nos blogs est de préparer les âmes à affronter la grande purification avec en vue le grand Règne promis qui suivra.Dieu est souverainement fidèle à Ses promesses. Fiat

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