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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 08:57

 EXTASE DU 26 SEPTEMBRE 1878 - Marie-Julie Jahenny

VISITE DE SAINT PAMPHILE, MARTYR (EXTRAITS)

Saint Pamphile est un martyr d'Asie Mineure. Il était très réputé pour sa haute science. Il est mort en 309, durant les persécutions de l'empereur Dioclétien et des Césars, avec il partagea l'Empire menacé par les Barbares. L'un d'eux, son gendre Galère, détestait les chrétiens et fut très cruel. Il voulait imposer, pour maintenir l'unité dans ce vaste Empire menacé de dislocation, la même religion à tous les sujets, le culte des dieux et de l'Empereur. Dès 295, la persécution fit des ravages dans l'armée (massacre de la légion Thébaine - 6 000 victimes dont Saint Maurice et Saint Exupère qui refusèrent de sacrifier aux dieux). Puis ce fut "l'épuration" de la société civile. Successivement parurent quatre édits: - destruction de toutes les églises et des livres sacrés - Incarcération des clercs - Ordre aux prêtres de sacrifier aux dieux païens - Ordre à tous les chrétiew de sacrifier aux idoles et de rendre un culte à l'Empereur. Pour la gloire de Dieu, beaucoup de chrétiens refusèrent de se soumettre et furent massacrés selon des méthodes "d'épuration ethnique", que notre XXI siècle ne peut pas se vanter d'avoir oubliées! Il fallut attendre l'Édit de Constantin de l'an 313, pour que cessent ces persécutions en Orient. Fête le 1" Juin.

« Je suis Saint Pamphile, martyrisé, sous les Empereurs sacrilèges, pour Dieu et Son Saint Nom, pour la sainte Religion, la consolation des chrétiens. C'est à la fleur de mon âge que j'ai subi le martyre devant les juges de l'Empereur. J'ai soutenu ma Foi et le Nom de mon Dieu jusqu'au dernier instant de mon martyre douloureux. J'ai été étendu sur un chevalet de pointes très aiguës, sur lequel j'étais serré par de larges bandes de fer également garnies de pointes de toutes parts. À peine pouvais-je respirer sur cet instrument de supplice. J'eus sur moi, pendant un jour, un bandeau de fer rougi par les flammes. Rien n'est plus doux que de souffrir, quand on le fait pour la gloire de Dieu! J'étais écrasé, brisé, moulu, par ces instruments de supplice inventés par la malice et la cruauté des hommes. Je fus jeté, ensuite, dans de l'huile bouillante mon corps n'était plus qu'une plaie, mon sang se mêlait à cette huile. Ensuite, je fus étendu sur un arbre formant une croix, devant un mur. Là, je fus encore torturé. J'eus le corps transpercé, de part en part, avec des alènes de fer. La plus grande douleur se fit sentir à mon cœur, quand il fut traversé. J'eus ensuite les ongles arrachés, les dents brisées, les yeux luxés de leur demeure. C'est là que j'expirais dans les douleurs et dans les tortures. Mon amour pour Jésus au Calvaire était si ardent, que j'aurais voulu souffrir des années pour payer cette reconnaissance de bonheur et d'amour. J'avais aussi un ardent amour pour Jésus dans la Sainte Eucharistie; c'était mon soutien, ma force et mon bonheur. J'ai été martyrisé, comme les chrétiens si nombreux qui ont remporté cette couronne. Mon martyre eut lieu au plus fort des persécutions de l'Église. Un mot maintenant, de la part de Notre-Seigneur. Autrefois, Notre-Seigneur avait des ennemis, tous Ses bienfaits avaient des ennemis, l'Église avait des ennemis. Aujourd'hui il y en a encore. Aujourd'hui, les ennemis de notre Dieu n'ont plus de conscience, ils n'ont plus de pensée ; ils n'ont, pour ainsi dire, plus de cœur. La haine a étouffé la charité de leurs cœurs vivants dans leur corps. Eh bien! Chers frères de la Croix, soyez donc heureux et pleurez de bonheur, d'avoir aussi des ennemis pour vous rapprocher de Celui qui veut vous combler de grâce et de bonheur. Ne vous vengez pas; regardez le Calvaire et voyez la Charité de NotreSeigneur éclater à chaque instant, pour vous embraser, pour vous consumer, pour régénérer cette Sainte Charité qui vous porte et vous pousse à tout entreprendre, à tout souffrir, à tout endurer pour le Dieu du Calvaire. Toutes les persécutions, qui doivent vous suivre de la vie à la mort, ne font qu'augmenter votre bonheur, que de développer une science de paix profonde; et cette paix vous laisse entrevoir les mystères puissants de la Bonté de Notre-Seigneur. Frères et sœurs, vous pouvez dire en tout temps: « Nous portons des fleurs, nous respirons leur parfum, parce qu'en tout temps il nous faudra souffrir, en tout temps il nous faudra subir des persécutions. - Voilà vos fleurs et leur parfum! Le parfum des fleurs de la persécution ne s'arrête ni aux nuages, ni au firmament; il va jusqu'au Ciel aux pieds de notre Époux, sur Son Trône Éternel. . Chers frères de la Croix, prenez votre nourriture, dans les Blessures Sacrées de Jésus, dans vos accablements et dans vos délaissements. Allez à ce Repas Divin. Allez, vous, âmes que Dieu a choisies pour Lui gagner des âmes, pour les Lui présenter florissantes de  Grâce après vos travaux, après votre mission accomplie. ! Quelle joie! Quels transports pour vous d'avoir placé des âmes autour de Son Trône Éternel! Vivez d'amour au milieu des épines! Qu'il est doux de parler avec le langage de l'amour! Ce langage se puise à la pointe des épines, dans le poids des croix de Dieu.

Chers frères, étudiez vos sermons et vos conversations au pied du Crucifix et vous sentirez les doux effets de l'amour embrasé qui a fait les Séraphins et les Chérubins.

Sur la terre, chers frères de la Croix, vous vous nourrirez d'un Aliment précieux et fort, c'est l'Aliment de notre cher Époux, c'est Sa grâce, c'est Son amour, c'est Sa Tendresse; Il vous donne tout, Il vous invite à ce Banquet. Allez avec bonheur, allez vous fortifier, allez dilater vos âmes dans ce pur amour qu'aucune créature ne peut donner. Vos cœurs sont devenus des fontaines, tandis que vos yeux ont été creusés dans les sources, c'est-à-dire dans les larmes. . Notre cœur, dans sa fontaine, nage, surnage, surabonde de joie, mais de joie secrète, joie qui n'est point connue de l'humanité du corps, ni des misères du corps. Cette joie n'est connue que de Dieu, que de Ses Blessures Sacrées. Pourquoi ce secret? C'est pour te faire mériter, frère appelé par la grâce, à la participation et à la distribution des richesses, des biens, des gloires, de ton Dieu Éternel! Dans ce temps qui passe vous devez être tous comme des agneaux qu'on immole sur la Croix, sans vous plaindre, sans murmurer, sans dire: Mon Dieu, pourquoi cette peine? C'est l'heure du sacrifice, c'est l'heure où les brebis du Seigneur seront immolées par la langue, par l'esprit, par la vengeance du cœur ennemi. L'immolation est admirable; le souffle de vos cœurs redit à Dieu un cantique d'amour et d'action de grâces. Pourquoi? Parce que vous ne cherchez point à vous défendre, à vous excuser. Vous portez ce qu'on vous donne, vous chargez sur vos épaules la croix qu'on vous a préparée et qui est bien loin d'être juste, parce qu'on ne vous croit pas justes, ni justifiés dans la justice de Dieu .Aux yeux du monde, aux yeux de vos frères, vous paraissez coupables. Laissez faire, laissez agir, laissez vous dépouiller du premier)pmanteau: ce n'est pas le plus beau, le plus parfait. Il est, sans doute le manteau qui sauvegarde l'innocence, mais ce n'est pas le manteau de l'innocence. Celui-là est plus caché, ils ne l'atteindront pas. Quelle joie! Tressaillons ensemble de bonheur et d'amour, parce que vous êtes appelés du nom de martyrs, martyrs de patience, martyrs par la soumission, martyrs par la charité et la résignation, martyrs par l'amour aimant, c'est-à-dire par l'amour qui aime Dieu. Oh! Que votre part est belle! Ah! si ceux qui vous causent ce martyre connaissaient votre paix! ... Vivez dans l'amour de Dieu. L'amour se puise au pied de la Croix. Faites le Noviciat de la Croix, noviciat de paix, noviciat d'amour, cloître d'Espérance, avant d'aller faire la profession dans les Cieux, profession éternelle. La vie chrétienne est comme la vie religieuse. Avant de prononcer les vœux définitifs, la profession, la religieuse ou le religieux doit apprendre dans un noviciat, comme un bon ouvrier doit d'abord être apprenti, puis professionnel confirmé. Dans noviciat, il y a nouveau, il y a changement, ce qui renvoie au vieil homme qui doit faire place à l'homme nouveau en chacun de nous. En cela, nous sommes tous novices, et avons beaucoup à convertir en nous. La croix est faite pour cela. Le cloître est un lieu de silence et de prière, à l'écart de l'agitation du monde, le noviciat est école de recueillement.

Entrez dans la Sainte École des Plaies de Jésus Crucifié, c'est là que l'on apprend, c'est là que l'intelligence se développe.

( Entrer dans les Plaies de Notre-Seigneur, signifie comprendre qu'Il nous a aimés jusque-là, Lui qui, en tant que Dieu est impassible, a voulu nous montrer dans Son humanité souffrante les preuves de la Vérité de Son Amour « J'ai gravé ton nom dans la paume de mes mains et dans Mon Cœur », « Pour l'Éternité, Jésus porte Ses Plaies ineffaçables, dernier héritage et seul souvenir de l'infinité de la faute, lavée dans l'infinité de la souffrance, par l'infinité de l'Amour» (Mgr Ghika). Et, en se développant, elle devient Divine, parce que l'écoulement de la grâce de Notre-Seigneur la vivifie, la qualifie, l'embaume et la transforme ... La Croix a été le partage de Dieu, elle a été ensuite le partage des Saints, elle est votre partage! Chérissez-la, plantez-la dans le plus beau parterre de votre cœur, c'est-à-dire dans le lieu le plus orné,le plus riche !

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