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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 08:05

LES MARTYRS DES PREMIERS SIÈCLES RAPPEL HISTORIQUE avant d'écouter les témoignages des martyrs des premiers siècles Les Élus du ciel qui viennent encourager et instruire Marie-Julie du Crucifix pendant les extases de la période du Saint Noviciat, sont surtout des martyrs des premiers temps de l'Église; c'est pourquoi nous jugeons utile de sortir des ombres du temps et de l'oubli ingrat, ces époques héroïques, au sens le plus fort du mot. Il est de bon ton, dans certains milieux modernisants de traiter ces époques de « légendaires. » Ainsi, le Martyrologe a subi une véritable « épuration », qui ressemble à une volonté d'effacement de la mémoire! Marie-Julie du Crucifix aurait-elle ainsi accueilli des martyrs qui, d'après nos modernes « savants », n'auraient existé que dans l'imagination des premiers chrétiens? La lecture bouleversante des récits laisse, au contraire, une impression de dramatique authenticité et impose le respect et l'action de grâces. Nous devons beaucoup à ces frères et sœurs, qui, maintenant, « passent leur Ciel à faire du bien sur la terre ».

 

L'expansion rapide du Christianisme dans le monde païen n'allait pas tarder à soulever un conflit entre les deux sociétés, païenne et chrétienne. Une ère de lutte s'ouvrit bientôt, qui devait durer deux siècles et demi. On considère, en général, deux grandes séries: la première comprend les quatre premières persécutions, la deuxième comprend les six dernières.

De Néron à Septime Sévère, la cause générale des persécutions fut l'hostilité des juifs et des païens. Les premiers, considérant le christianisme comme une apostasie et une imposture, ne se faisaient aucun scrupule pour les dénoncer aux pouvoirs en place. Les seconds n'admettant pas une telle révolution dans les mœurs, qui leur était un vivant reproche, s'appuyaient sur le culte des idoles pour dénoncer l'impiété de ces « dangereux illuminés », coupables de tous les crimes . Les chrétiens devinrent des boucs émissaires, tout à fait pratiques, quand tout va mal!

De Septime Sévère à Dioclétien, les six dernières persécutions furent plus politiques et doivent être attribuées à l'initiative et à l'hostilité des Empereurs, eux mêmes en proie à la décadence intérieure et aux menaces d'invasions des Barbares « venus de l'Est ». Il fallait mettre fin à une doctrine qui devenait une mise en cause de l'État. Les persécutions qui étaient ponctuelles, individuelles dans la première période, devinrent universelles, généralisées. Légalisées par des Édits et prirent un caractère de vagues furieuses de terreur, de massacres planifiés et d'humiliations. L'application des Édits fut inégale suivant les régions et le zèle des fonctionnaires impériaux. La persécution légale ne prit fin en Orient qu'en 313, alors que nos pays d'Occident furent relativement épargnés

. La première série des quatre premières persécutions commença sous Néron, (54-68). L'incendie de Rome fut le prétexte à une orgie de cruauté destructrice. Les Apôtres Saint Pierre et Saint Paul en furent les victimes les plus illustres. Après la mort de Néron, il y eut une accalmie, car Domitien en (81-96) ne persécuta les chrétiens que dans les deux dernières années de sa vie, pour une question d'impôt. L'Apôtre Saint Jean, jeté dans l'huile bouillante, en sortit miraculeusement et fut exilé dans l'île de Pathmos, où il rédigea l'Apocalypse, livre qui donne tant de place aux témoins de l'Agneau Immolé.

Sous Trajan (98-117), religion illicite, le christianisme devint une religion privée de ses manifestations et de ses assemblées, sous peine de sanctions très graves. Les martyrs St Ignace d'Antioche, St Clément, Pape, St Polycarpe sont les porte-croix d'une héroïque procession de fidèles à leur Tradition.

De 117 à 161, bien que les lois n'aient pas été abrogées, elles furent moins cruellement appliquées par Adrien et Antonin le Pieux.

Sous l'empereur philosophe Marc-Aurèle (161-180), la tolérance fut plus sensible, sauf à la fin de son règne où, sous la pression de dénonciations calomnieuses, il fit appliquer la législation antichrétienne. Les martyrs de Lyon et Sainte Blandine nous sont bien connus.

 

La deuxième série commence sous Septime Sévère (193-211). Il condamne encore plus violemment la « propagande» chrétienne surtout en Orient, en Afrique et en Gaule. Les noms de Sainte Félicité et Sainte Perpétue nous sont familiers, représentant au Saint Sacrifice une longue cohorte de martyrs anonymes, de frères et de sœurs inconnus, qui nous ont montré la voie à suivre

. De 235 à 238, sous Maximin le Thrace, la tranquillité de l'Église ne fut troublée que passagèrement et ponctuellement.-

Mais sous Dèce (249-251), les persécutions reprirent, L'Empire était menacé par les Goths sur le Danube. Il fallait créer, de gré ou le force, une unité nationale. Mais le principe chrétien de distinction de l'ordre civil et de l'ordre religieux, jusque-là inconnu, parut très dangereux à l'Empereur et il décida « d'en finir» avec tous les chrétiens. Il voulait les forcer à renier le Christ et à sacrifier aux dieux païens sous peine de mort, de bannissement et de confiscation des biens. La persécution fut terrible et l'Église eut à déplorer de nombreuses défections. Nombreux furent ceux qui durent s'exiler ou s'isoler dans des déserts; ce qui donna naissance à une grande tradition d'ermites, et de Saints pénitents. Parmi les noms qui nous sont familiers, Sainte Agathe, Sainte Agnès, Sainte Appoline, Saint Cyprien et le soldat Polyeucte, immortalisé par la tragédie de Corneille.

Sous Valérien (253-260), les Édits furent appliqués avec rigueur, et les victimes furent nombreuses. Saint Laurent et Saint Tarcisius sont des victimes du cruel acharnement à faire taire la Vérité.

Sous Aurélien (270-275), l'étau se desserra un peu. Un Édit de Gallien restitua aux communautés chrétiennes leurs cimetières et leurs lieux de réunion séquestrés pendant les persécutions précédentes. Mais, sous Dioclétien et ses collaborateurs et successeurs (284- 313), les mêmes causes produisirent les mêmes effets. L'Empire, de plus en plus menacé par les barbares, devait se défendre. Les chrétiens redevinrent les boucs émissaires

. C'est surtout le gendre de Dioclétien, Galère, qui, associé à Maximin Daïa, aggrava les Édits et procéda à des immolations de masse dans la partie orientale del'Empire. L'Occident, confié à Constance Chlore, père du futur Constantin, fut traité avec plus de modération.

Il fallut attendre l'Édit de Milan (313) pour que la tempête s'apaise en Orient. Les martyres de Saint Sébastien, Saint Victor, Sainte Catherine d'Alexandrie datent de cette époque.

Voilà un bref survol de l'histoire de ces temps héroïques, ou l'on peut remarquer la brièveté et la fragilité des pouvoirs païens et l' expansion irrépressible de l'Église, signe de son caractère sur naturel; C'est par la Croix qu'elle a vaincu!

Mais les périodes de longue paix ne sont pas de ce monde ! L'Église allait connaître, en son sein même, la grande tourmente des hérésies qui fit beaucoup de désordre, mais permit aussi au grands conciles d'affermir et d'approfondir les grands Dogmes.

 

 Ce fut La période de lutte théologique principalement contre l'hérésie d'Arius,(3ème et 4ème siècles) qui attaqua les bases mêmes du Christianisme:

La Sainte Trinité et la Divinité du Christ eurent aussi leurs martyrs qui subirent l'exil, comme Saint Athanase, ou la mort comme plusieurs des Saints dont nous rapportons les récits. Il ne semble y avoir de moments où l'Église n'a pas à lutter contre les périls extérieurs, ou, plus graves, intérieurs. Il y a toujours eu des Témoins, des martyrs de la Vérité, il en aura jusqu'à la fin du monde ... ! C'est la volonté de Dieu; le Ciel se mérite!:

 Prions ces grands témoins de nous obtenir le grâce de la patience et de l'humble persévérance.

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