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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 09:51

La Création 7/9

RP Sineux Le bien et le mal dans le monde suite

Autant vaudrait dire alors que le néant est préférable à l'être.Ou bien, si pour éviter tout mal, le Créateur s'oblige à ne produire que des êtres immuables, il Lui faut renoncer à la variété, à la succession, à la dépendance mutuelle, à l'enchaînement, à tout ce jeu merveilleux des êtres qui fait la splendeur de l'univers. Monotone, figé, serait-il meilleur? La Toute-Puissance de Dieu et sa Providence moins clairement manifestées, serait-ce un plus grand bien? L'action du mal, ou plutôt la destruction dans laquelle il consiste, n'est pas tellement redoutable puisqu'elle n'est qu'une mutation aboutissant fatalement à une production d'être, et coopérant à la réalisation du bien général. Dieu est donc la cause du mal? Évidemment, en ce sens précis qu'Il est cause du bien créé, donc limité. En déterminant pour chaque créature des lois qui lui donnent l'existence, mais dirigent son évolution, assignent son rôle, et la condamnent à céder la place, Dieu décide qu'elle perdra l'avantage et l'être qui lui sont momentanément concédés. Ce qu'Il veut donner cependant, même à cette créature chétive, c'est l'existence, donc le bien; indirectement, et comme par contrecoup, Il la soumet à ce que nous appelons « le mal» et qui n'est cependant que la limitation de son être, de sa durée et de son rôle 1 Le seul Mal digne de ce nom et qui mérite de retenir l'attention serait donc celui qui, s'attaquant aux créatures, réussirait à les spolier de prérogatives ou de propriétés dont leur nature exige le maintien (par exemple à abréger leur durée, à les profaner en usages inconvenants, à les priver d'un avantage auquel leur condition les appelle), de telle sorte que la nature des choses soit vraiment contrariée et le plan du Créateur compromis ou battu en brèche. Un tel mal peut-il exister? Son existence ferait supposer en effet que les créatures peuvent dévier de leur cours normal, contrarier l'harmonie établie de la nature, et tenir en échec le plan du Créateur. D'où leur viendrait une telle force? Les créatures en général ne sont pas autonomes; et les lois qui les régissent ne permettent aucune échappatoire. Elles sont incapables de s'opposer au mouvement de leur nature, elles suivent aveuglément le chemin que Dieu leur a tracé, elles ne commettent pas le mal. Seule la créature douée de liberté a ce triste privilège. Non pas que la liberté lui soit concédée dans ce but; car Dieu ne peut pas, de propos délibéré, se créer des ennemis. Non pas davantage que cette liberté lui soit octroyée comme un écueil; ce serait le fait d'un Dieu cruel et pernicieux! La liberté donnée aux Anges et aux hommes n'a pas d'autre but, dans l'intention du Créateur, que de permettre le choix volontaire du Bien, et d'attribuer à son complissement un mérite. Mais, qui dit « choix volontaire» d'une chose, dit simultanément possibilité» d'abstention, ou de choix d'un objet différent, possibilité qui n'est pas une autorisation; pas plus qu'une autre créature raisonnable ne devrait se soustraire aux lois de la nature et :au programme du Créateur. Qu'elle le fasse cependant, par un usage défectueux, par un véritable abus de sa liberté, c'est alors qu'elle commet le mal,le mal proprement dit, encore appelé « faute, coulpe ou péché »; mal qui tend à bouleverser l'ordre établi par le Créateur, à déformer la nature des choses, à violenter leurs aspirations; mal nuisible à celui-là même qui en est l'auteur. Car, quoiqu'il ait cessé momentanément de l'admettre, lui non plus n'a de droits et ne trouve de bien que dans la conformité à la volonté du Créateur. Conduite insensée par conséquent que celle de la créature qui, dans un accès de sotte suffisance, prétend non seulement se passer de Dieu, mais faire mieux que Lui ! Ce qui est plus inexplicable encore, disent les hommes déconcertés par ce mystère, c'est que Dieu permette le mal! Ou bien Il ne peut pas l'empêcher; alors que devient Sa Puissance? Ou bien, pouvant l'empêcher" Il le tolère néanmoins; dès lors, n'en est-Il pas le complice? Si l'on ajoute qu'Il se réserve de le punir, quel rô1e odieux on Lui prête! Au lieu d'arrêter les coupables sur la pente fatale, ou même de leur interdire de paraître puisque cela dépend de Lui, Il les laisse froidement s'aventurer dans la voie de la perdition, comme pour se réserver, en fin de compte, de savourer Sa vengeance! . Chose étrange : ce sont les hommes les plus enclins au mal, les plus prompts à revendiquer comme une prérogative sacrée la liberté de le commettre, qui ensuite reprochent le plus amèrement à Dieu de l'avoir permis, et l'accusent, Lui, le premier, de toutes les fautes dont ils se sont rendus coupables. C'est le cas de répéter: Dieu ne veut et ne réalise que le bien, mais ce bien dans la créature ne saurait être absolu. Intelligence et Liberté, les plus précieux de tous les dons qui soient sortis des mains du Créateur, n'en restent pas moins des choses créées, donc déficientes. Elles ont ceci de commun avec les autres créatures, qu'elles ne conserveront leur intégrité et n'atteindront leur fin que soutenues par la Providence, fidèles à leur loi. Mais elles se différencient en ce qu'elles peuvent se soustraire, partiellement du moins, à cette action et à cette loi divines. C'est l'infraction, le délit, qui cause une offense à Dieu et tourne au détriment du délinquant. A suivre

Ps Cat sujet difficile en effet;revenez-y un peu plus tard....L'important c'est de croire au Dieu créateur  qui vous aime .merci

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