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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 06:18

La Passion de SSPaul VI.

En 1966,le clan progressiste qui s'était infiltré dans le concile et s'était servi des faiblesses montiniennes dressa contre le Pape sa tête » de serpent en commençant à contester les Dogmes eux-mêmes.L'affaire du catéchisme hollandais fut une terrible déception et une grande » angoisse pour SS Paul VI..Il dut remettre les choses au point et publier un credo sans équivoques.Mais cela lui fut une leçon. Une couronne d'épines plus profondes encore l'attendait :La contestation d'Humanae Vitae. Ces trahisons l'éclairairent sur ce qu'il nomma en 1972 « les fumées de Satan »Il était sauvé ... et nous aussi.

 

Voici ce que dit R. de Mattei dans son livre «  Vatican II ,une histoire à écrire. »P 340-341.Ratzingérien,il n'est pas très tendre avec SSPaul VI Pourtant une page est humainement intéressante pour nous.

« Une nouvelle contestation explosa lorsque, le 25 juillet 1968, Paul VI publia l'encyclique Humanae Vitae, Après la clôture du Concile, la commission pour approfondir les nouvelles questions concernant la vie conjugale, instituée par Jean XXIII et augmentée par Paul VI à 75 membres, avait continué ses travaux et vers la fin du mois de juin 1966, elle remit ses rapports à un groupe de cardinaux, chargés de donner leur opinion et de tout rapporter au Pape.

Dans l'opinion publique la conviction se répandit que Paul VI avait modifié la doctrine traditionnelle de l'Église sur le contrôle des naissances, aussi parce que presque partout le Planning familial était présenté comme une nécessité du monde contemporain, et la pilule anticonceptionelle comme un instrument de « libération» de la femme".

Entre 1966 et 1968, Paul VI sembla hésiter, avant de prendre une décision réfléchie". Finalement, par l'encyclique Humanae Vitœ, contrairement à l'avis de la majorité des experts qu'il avait consultés, le Pape réaffirma la position traditionnelle de l'Église sur la contraception artificielle. Il s'agissait d'après Romeno Amerio del'acte le plus important de son pontificat. Peu de jours après,le 30 juillet 1968,avecle titre »Contre l'encyclique du pape Paul,le New York Times publia un appel signé par plus de 200 théologiens,qui invitaient à désobeir à l'encyclique de Paul VI.Cette déclaration,connue sous le nom de « déclaration Curran », du nom d'un de » ses promoteurs', l'abbé Charles Curran", théologien de la Catholic University of America, est, de l'avis de Ralph Mc-Inerny, un document fondamental de quiconque veut comprendre «ce qui a mal tourné» après Vatican II. Il s'agit de quelque chose de jamais vu dans l'histoire longue et tourmentée de l'Église, Mais le fait exceptionnel, comme le souligne Leo Declerck, c'est que la contestation provient non seulement de théologiens et de prêtres, mais également de quelques épiscopats, parmi lesquels, in primis, l'épiscopat belge, dirigé par le cardinal primat Leo Suenens. La déclaration de l'Épiscopat belge sur l'Encyclique Humanae Vitae, du 30 août 1968, a été, avec celle de l'épiscopat allemand, l'une des premières élaborées par une Conférences épiscopale, et a servi de modèle de contestation à d'autres épiscopats. L'auteur principal du texte était Mgr Philips, rédacteur principal de Lumen Gentium, qui s'était distingué au Concile comme un des membres du «Troisième Parti », Un groupe de protagonistes du Concile opposés à l'encyclique de Paul VI, parmi lesquels les cardinaux Suenens, Alfrink, Heenan, Dôpfner et König, se réunit à Essen pour organiser une opposition à ce document et, le 9 Septembre septembre 1968, au cours du Katholikentag de Essen, en présence du Légat pontifical, le Cardinal Gustavo Testa, fut votée avec une majorité écrasante une résolution rour la révision de l'encyclique. Par la correspondance entre Suenens et Mgr Huyghe, évêque d'Arras, nous connaissons d'autres réactions, comme celle du cardinal Pellegrino, archevêque de Turin, qui définit cette encyclique comme «l'une des tragédies de l'histoire pontificale », exprimant, par ces mots, un jugement qui ne diffère pas de celui qu'au même moment frère Roger Schutz de Taizé prononça. . Au Symposium des évêques européens, qui se tint à Coire en juillet 1969, le cardinal Suenens, au cours de sa conférence de clôture, lut un appel dramatique de Hans Küng, qui demandait que le célibat des prêtres ne soit plus obligatoire, Trois années plus tard, un groupe de théologiens signa le Manifeste dit «des 33 », qui demandait la liberté du célibat". Cette demande était bien en ligne avec le rôle reconnu à la sexualité par la théologie progressiste: un instinct que l'homme ne devait pas réprimer par l'ascèse, mais «libérer », trouvant dans le sexe une forme de «réalisation» de la personne humaine". . Le théologien (puis cardinal) Leo Scheffczyk, intervenant en 1988 à Rome à un congrès pour les vingt ans de Humanae Vitae, expliqua clairement le mécanisme employé par les théologiens dissidents pour opposer leur« magistère» au magistère pontifical. On «place à côté du Magistère infaillible un soi-disant magistère faillible, de façon à ce que la faillibilité appartienne à ce magistère presque comme un attribut permanent ». Attendu que le magistère en question invoque très rarement son infaillibilité, et requiert normalement l'accord des fidèles à l'égard de son expression sous forme «authentique », les dissidents «construisent l'équation: l'infaillibilité est incapacité d'erreur, l'authenticité est au contraire capacité d'erreur, et par conséquent même l'incertitude est en soi plus exposée au refus » La raison principale de la crise du Magistère remontait en réalité à l'abandon du rôle de la Tradition dans la vie de l'Église. La gravité du cas Humanae Vitœ est confirmée par une donnée qui concerne la personne même du Pape Paul VI: au cours des dix années qui suivirent ce document, le Pontife, presque traumatisé par une contestation qui provenait de certaines figures qui durant le Concile lui avaient été les plus proches, ne publia plus aucune encyclique, après en avoir publié sept entre 1964 et 1968 ».

Ce livre porte bien son titre. Il  n'est pas un véritable progrès par rapport au livre de Weitgen . »le Rhin,se jette dans le Tibre »Il reprend hélas certains poncifs sur l'inimitié de Pie XII,sur les prétendues trahisons personnelles du Cardinal Montini.etc Plus grave il attribue à SSPaul VI des infâmies de la loge .SS Paul VI nous racontera la véritable histoire dans ses mémoires, si Dieu le veut. Ce qui est caché sera dévoilé.....Fiat Lux

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