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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 01:24

L'exil dans la sainte Écriture

L'exil est l'expulsion de quelqu'un hors de sa patrie .Par extension,c'est l'obligation de vivre éloigné d'un lieu ,de personnes que l'on regrette.Un exilé est un expulsé, un proscrit, un banni.C'est une dure épreuve.Il y a l'exil physique,et aussi l'exil psychologique et spirituel de la solitude imposée. Il y a des exils personnels et des exils qui atteignent des communautés entières .Qui n'a  connu en ces temps troublés une forme ou l'autre de cet exil ,et parfois toutes ensemble. ? Incompréhensions  sous toutes ses formes

Le peuple souffre de l'exil de son chef et le chef souffre d'être loin de son peuple. La situation de SS Paul VI nous préoccupe,nous fait souffrir et provoque nos questions Pourquoi, combien de temps ?Le désespoir et la révolte,la colère grondent mais n'apportent pas de réponses adéquates.Il faut se tourner vers Notre Père des Cieux et prier pour comprendre la situation et la transformer en enrichissement positif. Il faut alors revenir aux sources de notre histoire sainte et approfondir ,purifier nos pensées et nos réactions.Notre Seigneur a connu l'exil de l'Égypte dès sa naissance. Il a toutes qualités,divines et humaines, pour nous éclairer sur cette épreuve qui entre dans les desseins de Sa Miséricorde et de Sa Justice.

Le thème de l'exil dans la Sainte Écriture

Exil et Ancien testament

Dans l'Ancien Orient, la déportation était une pratique couramment employée contre les peuples vaincus . Dès 734, certaines cités du royaume d'Israël en firent la dure expérience puis, en 721, l'ensemble de ce royaume . Mais les déportations qui ont le plus marqué l'histoire du peuple de l'Alliance sont celles que fit Nabuchodonosor, à l'issue de ses campagnes contre Juda et Jérusalem . C'est à ces déportations en Babylonie qu'est réservé le nom d'Exil. Le sort matériel des exilés ne fut pas toujours des plus pénibles; il s'adoucit avec le temps (2 R 25,27-30); mais le chemin du retour n'en restait pas moins fermé. Pour qu'il s'ouvrît, il fallut attendre la chute de Babylone et l'édit de Cyrus (2 Ch. 3P,22S). Cette longue période d'épreuve eut dans la vie religieuse d'Israël un retentissement immense. Dieu s'y révéla dans Sa Sainteté intransigeante et dans Sa bouleversante fidélité.

1. L'EXIL, CHÂTIMENT DU PÉCHÉ

L'exil, châtiment extrême.

Dans la logique de l'histoire sainte, l'éventualité d'un exil semblait inimaginable : c'était le renversement de tout le dessein de Dieu, réalisé durant l'Exode au prix de tant de prodiges; c'était un démenti apporté à toutes les promesses : abandon de la Terre Promise, destitution du roi davidique, désaffection du Temple démoli. Même accompli, la réaction naturelle était de ne pas y croire et de penser que la situation se rétablirait sans tarder. Mais Jérémie dénonça cette illusion : l'exil allait durer (Jr 29)·

2. L'exil, révélation du péché

. Il fallait cette persistance de la catastrophe pour que le peuple et ses chefs prennent conscience de leur perversion incurable (Jr 13,23; 16,12S). Les menaces des prophètes, jusqu'alors prises à la légère, se réalisaient au pied de la lettre. L'exil apparaissait ainsi comme le châtiment des fautes tant de fois dénoncées -

fautes des dirigeants, qui, au lieu de s'appuyer sur l'alliance divine, avaient eu recours à des calculs politiques trop humains (ls8,6; 30,)

fautes des grands qui,dans leur cupidité,avaient brisé l'unité fraternelle du peuple par la violence et la fraude (Is 1,23) –

fautes de tous : immoralité et idolâtrie scandaleuses qui avaient fait de Jérusalem un mauvais lieu.La colère du Dieu très saint, indéfiniment provoquée avait fini par éclater :« il n'y avait plus de remède »(2 Ch 36,,16). / La vigne de Yahweh, devenue un plant abâtardi avait donc été saccagée et arrachée (Is 5) ; l'épouse adultère avait été dépouillée de ses parures et durement châtiée ( Ez 16,38) ; le peuple indocile et rebelle avait été chassé de sa terre et dispersé parmi les nations (Dt 28,63-68). La rigueur de la, sanction manifestait la gravité de la faute; il ne fut plus possible de maintenir l'illusion, ni de faire bonne figure devant les païens: «Pour nous, aujourd'hui, la honte au visage » (Ba 1,15), .

3. Exil et confession.

- A partir de ce temps, I'humble confession des péchés deviendra habituelle en Israël (Jr 31,19) l'exil avait été comme une « théophanie négative », une révélation sans précédent de la sainteté de Dieu et de son horreur pour le mal.

II. L'EXIL, ÉPREUVE FÉCONDE Rejetés de la Terre sainte, privés de Temple et de culte, les exilés pouvaient se croire complètement abandonnés de Dieu et s'enfoncer dans un dé couragement mortel-(Ez II,I5) En réalité, au cœur même de l'épreuve, Dieu restait présent et sa fidélité merveilleuse travaillait déjà au relèvement de Son peuple. 1- Le réconfort des prophètes. La réalisation des oracles de menace avait amené les exilés à prendre au sérieux le ministère des prophètes ; mais précisement, en se répétant leurs paroles, ils y trouvaient maintenant des raisons d'espérer. L'annonce du châtiment, en effet, s'y double constamment d'une promesse de renouveau :appel à la conversion et d'une promesse de renouveau (Os 2,IS; Is 11,11; Jr 31). C'est comme expression d'un amour jaloux que s'y manifeste la sévérité divine; même en punissant, Dieu ne désire rien tant que de voir refleurir la première tendresse :Os 2,16s); les plaintes de l'enfant châtié bouleversent son cœur de Père (Os II,8ss; Jr 31,20). Peu écoutés en Palestine, ces messages trouvèrent un accueil fervent dans les cercles des exilés de Babylone. Jérémie, jadis persécuté, devint le plus apprécié de ces prophètes. Parmi les exilés eux-mêmes, Dieu lui suscita des successeurs, qui guidèrent et soutinrent le peuple au milieu des difficultés. La victoire des armées païennes semblait être celle de leurs dieux; la tentation était grande de se laisser fasciner par le culte babylonien. Mais la tradition prophétique apprenait aux exilés à mépriser les idoles (Jr 10; Is 44,9) Mieux encore : un prêtre déporté, Ézéchiel, recevait en des visions grandioses révélation de la «  mobilité » de Yahweh, dont la gloire n'est pas enferméc dans le Temple (Ez 1) et dont la présence est un invisible sanctuaire pour les exilés (Ez II, 1 6).

2. Préparation de I'Israël nouveau - Parole de Dieu, présence de Dieu: sur cette base, un culte pouvait s'organiser et se développer, non pas un culte sacrificiel, mais une liturgie synagogale, consistant à se réunir pour écouter Dieu (grâce à la lecture et au commentaire des textes sacrés) et pour lui parler dans la prière. Ainsi se formait une communauté spirituelle de pauvres tout orientés vers DIEU et attendant de Lui seul le salut. A cette commauté, la classe sacerdotale prit soin de raconter l'histoire sainte et d'enseigner la Loi; ce travail aboutit au document sacerdotal; compilation et ,rénovation des souvenirs et des préceptes anciens qui faisaient d'Israël la nation sainte et le royaume sacerdotal de Yahweh. Loin de se laisser contaminer par l'idolâtrie, cet Israël rénové devenait le héraut du vrai Dieu en terre païenne. S'ouvrant à sa vocation de « lumière des nations » (Is 42,6; 49,6), il s'orientait vers l'espérance eschatologique du règne universel de Yahweh (Is 4P4).

3- Un nouvel Exode.

- Mais cette espérance restait centrée sur Jérusalem : pour qu'elle se réalisât, il fallait d'abord que l'exil prît fin. C'est bien ce que Dieu promit alors à Son peuple, dans le Livre de la Consolation (Is 40-55) qui décrit à l'avance les merveilles d'un second Exode. Une fois encore, Yahweh se fera le Pasteur d'Israël. Il ira Lui-même chercher les exilés, et comme un berger (Ez 34,11).Il les mènera à leur bercail (Is 40,II). Il les purifiera de toutes leurs souillures et leur donnera un cœur nouveau (Ez 36,24-28); concluant avec eux une alliance éternelle (Ez 37,26); il les comblera de tous biens (Is 54, Il). Ce sera une grande victoire de Dieu (Is42,10-17) ; tous les prodiges de la sortie d'Égypte seront éclipsés (Is 41,17-20;

. De fait, en 538, l'édit de Cyrus était promulgué. Un élan d'enthousiasme souleva les juifs fervents; d'importants groupes de volontaires, les« réchappés de la captivité» (Esd 1,4) retournèrent à Jérusalern; ils eurent une influence décisive sur l'organisation de la communauté juive et son orientation spirituelle, Au milieu de bien des. difficultés, c'était la résurrection du peuple (cf Ez 37,1-14), témoignage étonnant de la fidélité de Dieu chantée avec joie face aux nations émerveillées (Ps 126).

4 . Exil et NouveauTestament

Expérience de mort et de résurrection, le départ en exil et le retour triomphant ont plus d'un rapport avec le mystère central du dessein de Dieu (cf Is 53) Ces événements restent riches d'enseignements pour les chrétiens. Certes, un chemin vivant leur assure désormais libre accès au. vrai sanctuaire (He 10,19; Jn 14,6) ; mais avoir libre accès n'équivaut pas à être au terme; en un sens,- « demeurer dans ce corps, c'est vivre en exil loin du Seigneur» (2 Co 5,6)

. Étant dans ce monde sans être de ce monde (Jn 17,16), les chrétiens doivent sans cesse se rappeler la sainteté de Dieu, qui ne peut pactiser avec le mal (I P 1,15; ), et s'appuyer sur la fidélité de Dieu, qui, dans le Christ, les mènera jusqu'à la Patrie céleste (cf He 11,16). ' Patience et persévérance .....

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