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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 06:54

Divins enseignements 9/10 Sœur de la Nativité

. Présence réelle et révolution

«Ceux qui nient Ma présence au Saint-Sacrement de l'autel, qui ne craignent pas de l'outrager et de la profaner, ceux-là seront aveuglés par leur impiété même. Mon amour méprisé se changera pour eux en une haine implacable ... Ne manquez pas, Ma fille, de faire connaître à tous cette menace terrible ... Oui, ce que Je vous dis ici ,doit, un jour, soutenir la foi des uns et confondre l'incrédulité des autres».

Cette apparition dura de l'Agnus Dei au Domine non sum dignus. La confidente de Jésus en était si plongée dans la stupeur, elle se sentit si remplie d'imperfections et de péchés qu'elle pensa s'abstenir de la communion.

Cependant, elle s'arma de courage et s'abandonna à la miséricorde divine.

Elle résolut de s'approcher de la table sainte et en reçut la paix. Le Seigneur lui fit connaître que dans une communion bien faite, Il pardonne tous les péchés véniels dont on est fâché ... Quant aux pensées et imaginations mauvaises, elles ne doivent pas éloigner de la table sainte une âme qui les combat de son mieux. Ce serait s'exposer davantage aux coups de l'ennemi.

C'est le démon qui suscite ces pensées mauvaises: il ne faut pas tomber dans son piège.

' Il y avait, près de la grille qui donne sur le chœur, une petite image d'un pied de hauteur, en papier, représentant un Crucifix. C'est la Sœur de la Nativité qui avait mis là cette image. C'est tout ce qu'elle avait apporté du monde et cette gravure lui avait coûté trois sous: le prix de l'une de ses journées de travail à la campagne.' En passant, elle y jetait souvent les yeux ..

. Un soir, elle dit: «Mon Dieu, j'ai travaillé 'Un jour entier pour vous avoir à la sueur de mon front. Vous m'avez coûté le prix d'une journée ... - Et moi, Ma fille, dit une voix intérieure très distincte, j'ai travaillé plus de trente ans pour le salut de ton âme. J'y ai sué sang et eau ... Je suis mort pour te racheter de l'enfer. Je ne compte pas l'avoir fait à trop haut prix. Non, Ma fille, tu ne me coûtes pas trop cher, pourvu que tu profites de ta rédemption. Quand tu travaillerais pour moi des milliers d'années, que tu pratiquerais toutes les bonnes œuvres, tout cela ne suffirait pas à payer une seule de Mes faveurs.

-«Mon Père, le Seigneur m'a donné, à l'occasion de la fête du Saint-Sacrement, de nouvelles instructions qu'Il m'ordonne de vous communiquer». «On est alors en plein schisme révolutionnaire, et seuls les prêtres assermentés ont le droit d'organiser des processions de Fête-Dieu». L'aumônier des urbanistes, qui n'a pas prêté serment, doit s'abstenir, par prudence, même d'exposer le Saint-Sacrement à la chapelle.

Nous savons que, dans la région, au moins cinq prêtres sur six ont refusé le serment. Ils ont été destitués de leur paroisse et remplacés, autant que possible, surtout dans les centres importants, par des intrus. Les prêtres fidèles sont, soit sur le chemin de l'exil, soit dans l'attente de l'incarcération, ou déterminés à se cacher.... «Le premier jour de l'Octave du Saint-Sacrement, lui dit-elle, nous eûmes 1'exposition à la messe et la bénédiction. Puis la sainte Hostie fut enfermée au tabernacle, avec l'ostensoir. J'ai ressenti une grande peine et je me suis plainte à Notre-Seigneur :

«0 mon Dieu, lui dis-je, il n'y aura donc que dans les églises usurpées par les prêtres assermentés que Vous allez recevoir des adorations pendant cette octave ! Ils se sont emparés, par violence, de Vos sanctuaires, des droits et des biens de Vos ministres légitimes. Ils Vous touchent de leurs mains sacrilèges; ils Vous portent solennellement ... Ah ! Divin Corps de Jésus, en quelles mains êtes-Vous livré ! «Mais, puisque Vous êtes partout le même, voulez-Vous me permettre d'assister à leurs processions, au moins de cœur et d'esprit, pour Vous faire amende honorable, pour Vous y suivre, Vous tout seul, ô mon Dieu? _ Non, Ma fille, n'y allez pas, même en esprit. Ne vous joignez pas à ces faux pasteurs, ni à la troupe impie qui les favorise. Ce serait communiquer avec eux. Unissez-vous plutôt à Mon Eglise du ciel, pour réparer Ma gloire outragée... Mes fidèles ne sauraient témoigner trop d'éloignement pour ces cérémonies sacrilèges. Qu'ils n'aillent pas se laisser surprendre sous prétexte d'éviter un prétendu scandale! Quoi, mon Divin Sauveur, est-il possible que, dans l'assemblée de ces pécheurs, Vous n'accordiez aucune grâce, que Vous n'y bénissiez personne, que tout ne soit que malédiction pour tous? Détrompez-vous, Ma fille ... N'est-ce pas déjà beaucoup faire pour eux que de ne pas les écraser de Ma juste colère, quand tout demande vengeance! Je puis, d'un seul mot, punir leurs attentats; Ma justice le demande ... mais Mon cœur s'y oppose. Je souffre tout sans tirer vengeance. Quel effort de la part de Mon amour! «S'il s'en trouve, parmi eux, un seul qui, touché de repentir, Me demande pardon, il ne sera pas privé de Ma bénédiction. «Quant à vous, Ma fille, ajoute le Seigneur, restez ici. Quoique Mon Divin Sacrement ne soit pas exposé à vos yeux, Je n'en écouterai pas moins vos prières ... Jamais l'Eglise de France n'a été aussi glorieuse, ni aussi triomphante, que pendant ces temps de persécution. Ce temps d'épreuve achèvera de perfectionner les justes ; il purifiera l'Église comme l'or dans la fournaise. Et parce que l'Église est un corps dont les membres sont étroitement unis, les uns ont un droit sur les biens spirituels acquis par les autres: c'est ce qu'on nomme la communion des saints. Je prends sur le plus riche pour aider le plus pauvre, c'est la règle de Mon amour. «La malice de l'enfer et les partisans de l'erreur ne font que séparer de l'Eglise ceux qui n'en étaient pas dignes. Ses vrais enfants lui resteront fidèles. Ce «triage», cette mise à part des fils de perdition, loin de la détruire, ne feront que purifier l'Église et lui donner plus d'éclat. Je tirerai Ma gloire de la désertion des apostats. En apparence, Mon Eglise sera moins nombreuse ; mais, en vertu de la substitution de Mes grâces, le flambeau de la foi se promène de royaume à royaume, et va successivement éclairer différentes nations. «A toute âme raisonnable J'ai imprimé une certaine idée de Mon existence et un certain attrait à M'adorer. Cependant, les infidèles peuvent abuser de cette grâce première et se faire des dieux conformes à leurs passions... Eh bien ! admirez, Ma fille, le pouvoir de Ma grâce sur l'âme des infidèles auxquels Je veux communiquer les lumières de la foi». Et le Seigneur montre à Sa confidente un idolâtre dont le cœur se tourne spontanément vers Jésus-Christ et qui est heureux de trouver enfin Celui qu'il cherchait confusément. «C'est ainsi, Ma fille, reprend le Sauveur, que Mes lumières sont ôtées à celui qui en abuse et qu'elles passent à celui qui s'en rend plus digne. C'est ainsi que, par substitution, Ma religion passe d'une nation à une autre».

. Pour consoler la pauvre Sœur des sacrilèges et des scandales que les processions des intrus(les curés jureurs) ont occasionnées dans l'Église, le Seigneur lui donne ensuite la vision d'une procession selon Son Cœur. Quel spectacle différent ! «On croirait, dit-elle, que le Ciel descend sur la terre ; que le ciel et la terre s'unissent pour mieux célébrer le triomphe du Roi de gloire. J'ai entendu le ravissant concert qui résulte de l'union des saints du ciel à ceux d'ici-bas, joint aux différents chœurs des anges. Quelle divine harmonie ! La plus admirable musique terrestre n'a rien qui approche de ce que les anges et les saints exécutent pour honorer la marche triomphale de Jésus-Christ dans Son adorable sacrement. «Rien n'est indifférent dans tout ce qui peut contribuer à cette auguste solennité. Le seul désir de faire quelque chose est d'un grand prix et Dieu se tient honoré de la moindre bonne volonté ... La nature entière s'en émeut : pas une fleur qui ne parût se réjouir d'être jetée sur le passage de son Créateur ! Et même la poussière, sur laquelle marche le prêtre qui porte le précieux dépôt, semblait s'animer et tressaillir de joie. «J'aurais voulu être devant lui un grain de poussière sur lequel le prêtre eût marché ... Une voix se fit entendre: «Tu es encore trop remplie de toi-même. Un jour viendra où tu seras aussi petite, à tes yeux, qu'un grain de poussière». «Dans cette mélodie immense et divine, je distinguai deux concerts: celui, aux accents mâles et vigoureux, des anges et de tous les habitants de la céleste Jérusalem, et celui des saints de la terre ... On remarquait une variété de tons. On faisait la différence entre les chérubins et les séraphins, entre les apôtres et les vierges, entre les élus du ciel et les saints de la terre ... Tout était distinct et, en même temps, fondu avec art et délicatesse ... »à suivre

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