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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 05:18

Faux et usages de faux 6/7

5. Conséquences de cette conception de l'Eglise dans l'enseignement de Jean-Paul II:

les communautés acatholiques "moyen de salut"

La conséquence la plus spectaculaire de " l'étonnante vision" de l'Eglise empruntée par Jean-Paul II à Vatican II est une doctrine inouïe exprimée par la fameuse phrase de Redemptor Hominis : " « N'arrive-t-i1 pas parfois que la fermeté de la croyance des membres des religions non chrétiennes - effet elle aussi de l'Esprit de Vérité opérant au delà des frontières visibles du Corps Mystique - devrait faire honte aux chrétiens ( ... ) ?" (RH 6,3). Attribuer à l'Esprit de Vérité la fermeté de la croyance à l'erreur, voilà qui est tout à fait impossible dans la lumière de la doctrine catholique. En effet, s'il y a des grâces qui sont concédées " hors des frontières visibles du Corps Mystique "(c'est certain, d'après la condamnation des erreurs contraires des Jansénistes et de Quesnel: DB 1295, 1377, 1379), ces grâces incitent ceux qui en sont les bénéficiaires à déposer leur erreur et à s'agréger à l'organisme visible de l'Eglise (cf. l'oraison du 3e dimanche après Pâques: "0 Dieu qui, pour permettre aux égarés de rentrer dans les voies de la justice, leur montrez la lumière de Votre vérité ... ")

. Tel est l'enseignement de Pie XII dans Mystici Corporis au passage cité ci-dessus (EPS 1104), où il invite ces personnes à céder librement et de bon cœur aux impulsions de la grâce divine et à s'efforcer de sortir d'un état où nul ne peut être sûr de son salut" (ibid.). On voit que, loin de procurer la fermeté des croyances, l'Esprit de Vérité tend à la dissoudre pour qu'elle laisse la place à la vérité surnaturelle. Et ceci vaut même pour ceux dont l'erreur est non coupable et qui sont dans la grâce divine: "Car, même si, par un certain désir et souhait inconscient, ils se trouvent ordonnés au Corps Mystique du Rédempteur, ils sont privés de tant et de si grands secours et faveurs célestes, dont on ne peut jouir que dans l'Eglise catholique. " (EPS 1104). Celui qui errerait ainsi de bonne foi ne ferait pas son salut grâce à sa croyance erronée, mais bien malgré elle et par miséricorde. Dans la conception nouvelle, mais inacceptable, le Saint-Esprit l'enferre dans sa croyance, qui constitue après tout l'une des" sphères d'appartenance" légitimes au Peuple de Dieu. Jean-Paul II affirmera d'ailleurs ultérieurement dans son Exhortation apostolique Catechesi tradendae du 16 octobre 1979 : "il est extrêmement important de faire une présentation correcte et loyale des autres Eglises et communautés ecclésiales dont l'Esprit du Christ ne refuse pas de se servir comme de moyens de salut" (n° 32). En quoi cette proposition diffère-t-elle de la 16e proposition du Syllabus, qui présente les cultes de toutes les religions comme des moyens possibles de salut, et que Pie IX a condamnée, c'est ce qu'il est impossible de découvrir. Que cela soit conciliable avec cet enseignement absolument constant du Magistère désignant l'Eglise comme l'unique société qui soit un moyen de salut, c'est ce que l'on ne saurait affirmer sans détruire le sens des mots. Dans une encyclique aux évêques d'Italie, Pie IX blâmè "la très grave erreur où se trouvent malheureusement quelques catholiques, qui adoptent la croyance que les personnes vivant dans les erreurs et en dehors de la vraie foi peuvent arriver à la vie éternelle. Cela est souverainement contraire (vel maxime) à la doctrine catholique". Il donne toutes les explications relatives à l' " ignorance invincible" et qualifie de " notissimum catholicum dogma" le point de doctrine qui nous occupe.

Citons,parmi beaucoup d'autres, l'encyclique de Pie XI Mortalium animas , citant Lactance, Pie XI s'écrie: "seule ( .. .) l'Eglise catholique conserve le culte véritable. Elle est la source de la vérité, la demeure de la foi, le temple de Dieu; qui n'y entre point ou qui en sort perd tout espoir de vie et de salut." (EPS 873).

Enfin, une lettre du Saint Office donne des compléments lumineux à la doctrine déjà développée par Pie IX relativement à l'ignorance invincible. Il y est rappelé que, par la volonté du Sauveur, "l'Eglise est un moyen de salut, sans lequel personne ne peut entrer dans le royaume éternel de gloire " ; le document précise dans quelles conditions une union à l'Eglise par un désir ou souhait implicite suffit : "Un désir implicite ne peut pas non plus produire son effet si l'on ne possède pas la foi surnaturelle, , car celui qui s'approche de Dieu, doit croire qu'il existe et qu'il rémunère ceux qui le cherchent' (Heb. XI, 6)." (EPS 1261). On voit par ces précisions que, même pour les âmes qui sont de bonne foi, le Saint-Esprit n'est jamais la source de la " fermeté dans leur croyance" erronée, mais bien au contraire il est le principe en eux de la foi surnaturelle, même si ces âmes n'ont pas une conscience explicite de leur adhésion à l'Eglise. On voit aussi que c'est malgré la dissidence de la " communauté ecclésiale" à laquelle ces âmes appartiennent (et non pas grâce à elle, en l'utilisant comme un moyen) que le Saint-Esprit conduit ces âmes au port du salut. A SUIVRE

Note: W....roule vraiment à contre sens"......!

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