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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 06:33

Faux et usage de faux – suite 3/7

LE FAUX PRINCIPE DE VATICAN II RELATIF A L'INCARNATION RE PRIS ET EXPLICITE PAR ]EAN-PAUL II

La vraie science, la vraie sagesse est la connaissance des choses,des événements, par le principe premier qui les fait être et agir.

Les pages qui suivent tentent de retrouver ce principe animateur.

On est aidé en cela par les fruits du principe qui apparaît alors en pleine lumière.On juge l'arbre à ses fruits. Si les fruits sont mauvais, c'est que l'arbre est mauvais. Nous avons le recul du temps pour mieux juger, pour ne plus être aveuglés ou distraits.

Dans le cas qui nous occupe,le principe apparaît et fait frémir. «  N'ayez pas peur »furent les tous premiers mots du « représentant fictif du Christ ». La crainte est pourtant le commencement de la sagesse et bienheureux ceux qui ont entrevu la séduction mortelle.

Belle prestance,belle éloquence, public sous hypnose,tout était en place pour cette grande fiction ,qui fit voir à l'avance l'ultime imposture de l'Antichrist qui se fera diviniser.

Ce principe, c'est la falsification des dogmes de l'Incarnation et de la Rédemption.C'est une nouvelle religion sortie de l 'abîme comme la dénoncent les vrais prophètes.

1 -Le principe le plus important et le plus venimeux. Or, quel est, au dire même de Jean-Paul II, "l'un des principes fondamentaux, et peut-être même le plus important, de l'enseignement du dernier Concile" (DM 1,4) ?

C'est que la mission de l'Eglise est en définitive anthropocentrique. " Elle s'affirme et se réalise de manière théocentrique" nous précise Jean-Paul II dans ce passage de Dives in misericordia, mais en elle-même elle est" centrée sur l'homme ( ... ) anthropocentrique. " Comment cela est-il possible? Comment concilier ce que l'on avait jusqu'ici toujours opposé (Jean-Paul II lui-même ne peut s'empêcher d'en convenir) ? Comment peut-on affirmer que la fin de "l'ouverture au Christ" - à laquelle Jean-Paul II subordonne comme un moyen la " référence au Père" -, que le but de cette ouverture est de" révéler pleinement l'homme à l'homme" ? Cette délicate conjonction est assurée par la référence à un enseignement de Vatican Il qui est d'une extrême importance pour notre sujet, car il constitue en quelque sorte la clé de la " pensée wojtylienne ". Ce principe se trouve dans la Constitution pastorale Gaudium et Spes (n° 22) sur "l'Eglise dans le monde de ce temps", et Jean-Paul II s'y réfère dès son encyclique Redemptor Hominis (RH 13,1) : "par l'Incarnation, le Fils de Dieu s'est uni d'une certaine manière à tout homme" (cf. aussi RH 14,3)'Notez bien l'équivoque contenue dans « ce « d'une certaine manière »Ce procédé est constant dans toute son discours.(Reste à savoir qui a introduit ce venin dans le texte conciliaire L'équivoque n'est pas dans le style de SS Paul VI.Cette idée-poison ne se trouve pas dans son Credo ni avant,ni après 1968.Qui a signé quoi ? La vérité sera connue.Patience)

2. La portée de ce principe

Arrêtons-nous quelques instants à considérer la portée de ce principe. Saint Thomas d'Aquin, dans sa Somme théologique, se pose la question de savoir si " le Christ est la Tête de tous les hommes" (IlIa, q. 8, a. 3). Il répond en distinguant :

le Christ est premièrement et principalement la tête de ceux qui lui sont unis en acte, soit par la gloire au ciel, soit par la charité ou au moins par la foi sur la terre.

Et secondairement, le Christ est aussi la Tête de «eux qui sont en puissance à lui être unis, c'est-à-dire qui ont la" possibilité réelle de se convertir à lui : dans cette seconde catégorie rentrent les infidèles qui, tant qu'ils sont en vie, peuvent acquiescer librement à la grâce reçue du Christ" qui est suffisante pour le salut du genre humain" (ad 1). C'est ainsi que, tant qu'ils sont en vie, les infidèles eux-mêmes peuvent être dits - saint Thomas le souligne - "membres de l'Eglise (donc du Christ) en puissance" (ad 1). Mais saint Thomas précise que ceux qui ne se convertissent pas au Christ durant leur vie, " lorsqu'ils quittent ce monde, cessent totalement d'être membres du Christ ". On voit donc que ce n'est pas du seul fait de l'Incarnation que le Christ s'unit à tout homme, mais qu'il y faut la libre adhésion de chacun à la grâce du Christ. On voit clairement que ce n'est pas du simple fait qu'elle possède la nature humaine, que le Christ a assumée dans Son Incarnation, qu'une personne humaine est unie au Christ, mais qu'il est nécessaire qu'elle se plonge par le baptême (au moins de désir) dans le Sang rédempteur. Autrement, elle n'est unie au Christ qu'en puissance dans cette vie, et plus du tout dans l'au-delà. Or, c'est précisément au seul fait de l'Incarnation, et sans mention d'une conversion personnelle, que Gaudium et Spes, puis Jean-Paul II, attribuent que" le Fils de Dieu se soit uni d'une certaine manière à tout homme".

" Etant donné que, dans le Christ, la nature humaine assumée n'a pas été aliénée, par le fait même, cette nature est, même en nous, élevée à une sublime dignité. Lui-même en effet, le Fils de Dieu, par Son Incarnation s'est uni à tout homme d'une certaine façon. " (Gaudium et Spes n° 22). " Jésus-Christ s'est uni à chacun, pour toujours à travers ce mystère. " (RH 13,3).Si le Christ s'est uni pour toujours à chacun du fait de Son Incarnation, c'est bien que la conversion personnelle ne joue pas de rôle dans cette union. Mais chacun, du simple fait qu'il est homme et que Jésus-Christ a pris une nature humaine, reçoit une dignité éminente qui est bien, d'après l'enseignement de Jean-Paul II, une participation surnaturelle à la vie divine.

Dans Redemptor Hominis, Jean-Paul II parle en effet de "cette dignité que chaque homme a atteinte et peut atteindre continuellement dans le Christ et qui est la dignité de la grâce de l'adoption divine et en même temps la dignité de la vérité intérieure de l'humanité "(RH Il,4).

Dans Dives in misericordia, il enseigne, en parlant de l'homme sans autre précision, que" (Dieu) est aussi Père : il est uni à l'homme, qu'il a appelé à l'existence dans le monde visible, par un lien encore plus profond que celui de la création. C'est l'amour qui non seulement crée le bien, mais qui fait participer à la vie même de Dieu Père, Fils et Esprit Saint" (DM 7,4). Ainsi" l'homme" (en général) est uni à Dieu par une participation à la vie trinitaire.

Dans son message de Noël 1980, il affirme : "L'homme a été assumé par Dieu comme fils dans ce Fils de Dieu devenu homme" (OR 6.1.1981, p.ll) et aussi: "Dans ce Fils, nous sommes tous rendus de nouveau à nous-mêmes." (ibid. p. 1). Dans son Allocution à l'audience générale du 25 mars 1981, Jean-Paul II précise en levant toute ambiguïté: "Désormais et toujours, sans regrets et sans retour, Dieu sera avec toute l'humanité, devenu un avec elle, pour la sauver et lui donner Son Fils le Rédempteur ( ... ) L'incarnation confère pour toujours à l'homme son extraordinaire, unique et ineffable dignité (or 31.03.1981 81).

Il nous est maintenant possible de comprendre, à la lumière de ces explications données par Jean-Paul II, comment la mission de l'Eglise peut être" anthropocentrique" (DM 1,4) tout en "se réalisant de manière théocentrique " (ibid. ).Si chaque homme, " dès l'instant de sa conception " ,RH. 13.3). se trouve uni au Christ, aller vers le Christ, c'est aller vers l'Homme. Aussi Jean-Paul II parle-t-il explicitement de la «  route qui conduit du Christ à l'homme" (RH 13,2). La manière théocentrique, c'est la route qui passe par le Christ, mais ce vers quoi conduit cette route, c'est l'homme, parce que" le Christ est en quelque sorte uni à l'homme, à chaque homme sans aucune exception, même si ce dernier n'en est pas conscient" (RH 14,3). • …

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C'est consternant et effrayant.Que Dieu est patient....!Parce Domine

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