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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 08:01

PRIÈRE DE PASCAL pour « demander à Dieu le bon usage des maladies »1/3

 

Blaise Pascal(1623-1662)est un grand mathématicien et philosophe français. Catholique très pieux ,il a laissé de très beaux témoignages de sa foi profonde Dans ces 3 articles on trouvera la prière très personnelle qu'il écrivit pendant une de ses périodes de maladie, où Il souffrit de violents maux de tête qui l 'épuisaient.Il parle donc comme quelqu'un « qui sait de quoi il parle »Dans cette prière magnifique dans la forme et le fond il montre entre autres sa très grande confiance en Dieu. Pour notre époque où la science se veut athée et où l'on a perdu le sens et la valeur de la souffrance et de la mort, c'est une grande leçon pour tous les âmes et spécialement pour les malades et tous les souffrants qui sont tentés de désespérer et de se révolter. Tous les souff ne pourront souscrire aussitôt aux sentiments de pénitence et d'abandon total exprimés par Pascal dans cette prière. Ils pourront néanmoins en profiter et apprendre à connaître le sens profond de leur maladie.Les bien-portants y trouveront matière à examen de l'usage QU'ILS FONT DE LEUR BONNE SANTÉ....

 

« SEIGNEUR, dont l'esprit est si bon et si doux en toutes choses, et qui êtes tellement miséricordieux que non seulement les prospérités, mais les disgrâces mêmes qui arrivent à Vos élus sont des effets de Votre miséricorde, faites-moi la grâce de n'agir pas en païen dans l'état où Votre justice m'a réduit· que comme un vrai chrétien, je Vous reconnaisse pour mon Père et pour mon Dieu, en quelque état que je me trouve, puisque le changement de ma condition n'en apporte pas à la vôtre, que vous êtes toujours le même,quoique je sois sujet au changement, et que vous n'êtes pas moins Dieu quand vous affligez et quand vous punissez que quand Vous consolez et que Vous usez d'indulgence. Vous m'aviez donné la santé pour Vous servir, et j'en ai fait un usage tout profane. Vous m'envoyez maintenant la maladie pour me corriger; ne permettez pas que j'en use pour Vous irriter par mon impatience. J'ai mal usé de ma santé, et vous m'en avez justement puni: ne souffrez pas que j'use mal de Votre punition. Et puisque la corruption de ma nature est telle qu'elle me rend vos faveurs pernicieuses, faites, ô mon Dieu, que Votre grâce toute-puissante me rende vos châtiments salutaires. Si j'ai eu le cœur plein de I'affection du monde pendant qu'il a eu, quelque vigueur, anéantissez cette vigueur pour mon salut, et rendez-moi incapable de jouir du monde soit par faiblesse de corps, par zèle de charité, pour ne jouir que de Vous seul. O Dieu, devant qui je dois rendre un compte exact de toutes mes actions à la fin de ma vie et à la fin du monde! O Dieu, qui faites mourir nos corps, et qui, à l'heure de la mort, détachez notre âme de tout ce qu'elle aimait au monde! Je vous loue, mon Dieu, et je Vous bénirai tous les jours de ma vie, de ce qu'il Vous a plu prévenir en ma faveur ce jour épouvantable, en détruisant à mon égard toutes choses, dans l 'affaiblissement ou Vous m'avez réduit. Je Vous loue, mon Dieu, et je Vous bénirai tous les jours de ma vie, de ce qu'il Vous a plu de me réduire dans l'incapacité de jouir des douceurs de la santé et des plaisirs du monde, et de ce que Vous avez anéanti en quelque sorte, pour mon avantage, les idoles trompeuses que Vous anéantirez effectivement pour la confusion des méchants, au jour de Votre colère. Car, Seigneur, comme à l'instant de ma mort je me trouverai séparé du monde, dénué de toutes choses, seul en Votre présence, pour répondre à Votre justice de tous les mouvements de mon cœur, faites que je me considère en cette maladie comme en une espèce de mort, séparé du monde, dénué de tous les objets de mes attachements, seul en Votre présence, pour implorer de Votre miséricorde la conversion de mon cœur; et qu'ainsi j'aie une extrême consolation de ce que Vous m'envoyez maintenant une espèce de mort pour exercer Votre miséricorde, avant que Vous m'envoyiez effectivement la mort pour exercer Votre jugement. Faites donc, ô mon Dieu, que comme vous avez prévenu ma mort, je prévienne la rigueur de Votre sentence, et que je m'examine moi-même avant Votre jugement, pour trouver miséricorde en Votre présence. Faites, ô mon Dieu, que j'adore en silence l'ordre de votre providence adorable sur la conduite de ma vie; que votre fléau me console; et qu'ayant vécu dans l'amertume de mes péchés pendant la paix, je goûte les douceurs célestes de votre grâce durant les maux salutaires dont vous m'affligez. Mais je reconnais, mon Dieu, que mon cœur est tellement endurci et plein des idées, des soins, des inquiétudes et des attachements du monde, que la maladie non plus que la santé, ni les discours, ni les livres, ni vos Écritures sacrées, ni votre Évangile, ni vos mystères les plus saints, ni les aumônes, ni les jeûnes, ni les mortifications, ni les miracles, ni l'usage des Sacrements, ni le sacrifice de votre corps, ni tous mes efforts, ni ceux de tout le monde ensemble, ne peuvent rien du tout pour commencer ma conversion, si vous n'accompagnez toutes ces choses d'une assistance tout extraordinaire de votre grâce. C'est pourquoi, mon Dieu, je m'adresse à Vous, Dieu tout-puissant, pour vous demander un don que toutes les créatures ensemble ne peuvent m'accorder....A Suivre

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