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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 03:20

4 °-PÉRIL ET SCANDALE POUR LES CATHOLIQUES

Scandaliser , c'est porter à un mal

La vraie foi est indispensable au salut. Les catholiques sont donc obligés d’éviter tout danger prochain pour leur foi. Parmi les dangers extérieurs se trouve le contact avec les infidèles quand il ne résulte pas d’une véritable nécessité. Ce contact est illicite en vertu du droit naturel et divin avant même de l’être en vertu du droit ecclésiastique et même dans les cas où le droit ecclésiastique ne l’interdit pas, par exemple dans les relations sociales : Haereticum hominem devita, Evitez l’hérétique » (Tit. III 10). L’Église a d’ailleurs toujours interdit, par souci maternel tout ce qui pourrait être pour les catholiques non seulement un danger pour la foi mais aussi un motif de scandale. (Voir le Code de Pie X, publié par Benoît XV, qui reprenait le droit séculaire de l’Église, les canons 1258 et 2316 ; et S. Th. 11.11 q. 10, art. 9-11). Quant aux fausses religions, l’Église leur a toujours refusé le droit au culte public. Elle a toléré quand c’était nécessaire, mais tolérance veut toujours dire « par rapport à un mal à permettre pour une raison proportionnée » (Roberti-Palazzini, op. cit. p. 1702). En tout cas elle a toujours évité et interdit toute approbation apparente des rites non catholiques. Qu’est-ce qui va se passer à Assise (... et autres lieux)? Catholiques et infidèles y « seront ensemble pour prier » (bien que ce ne soit pas « pour prier ensemble » selon l’insupportable jeu de mots ci-dessus). Ce qui veut simplement dire qu’ils prieront ensemble à Assise, mais d’abord aux mêmes moments dans leurs résidences respectives, ensuite à tour de rôle étant réunis pour la cérémonie de clôture devant la basilique supérieure de saint François. Or ceci ne se fait pas pour protéger la foi des catholiques ou pour éviter au moins de les scandaliser. C’est pour permettre à chacun de prier « selon la manière et le style qui leur sont propres » , pour « respecter la prière de chacun » et « permettre à chacun de s’exprimer dans la plénitude de sa foi, de sa croyance (voir déclarations des cardinaux Willebrands et Etchegaray citées ci-dessus). Voilà qui comporte une approbation au moins extérieure : 1) Des faux cultes auxquels l’Église a toujours dénié tout droit ; 2) Du subjectivisme religieux qu’elle a toujours condamné sous les noms d’indifférentisme ou de latitudinarisme et qui « cherche à se justifier par de prétendues exigences de la liberté, méconnaissant les droits de la vérité objective qui se manifeste soit par les lumières de la raison, soit par celles de la Révélation » (Roberti-Palazzini op. cit. p. 805). Or l’indifférentisme religieux qui « est l’une des hérésies les plus délétères » et qui « met toutes les religions sur le même plan », entraîne inévitablement à regarder la vérité de la croyance religieuse aux raisons d’être de la vie réglée et du salut éternel comme injustifiée : « On finit par regarder la religion comme un fait tout à fait individuel, dans lequel on s’adapte aux dispositions de chacun, le laissant se former une religion personnelle, et par conclure que toutes les religions sont bonnes bien qu’elles se contredisent entre elles » (ibidem op. cit. p. 805). Mais en cela nous sommes en dehors de l’acte de foi catholique. Nous en sommes à l’« acte de foi du vicaire savoyard » de Rousseau, un illuminé, qui est un acte d’incrédulité à l’égard de la Révélation divine. Celle-ci est en effet un fait réel, une vérité accréditée par Dieu au moyen de signes certains parce que l’erreur en ce domaine aurait pour l’homme les conséquences les plus graves (Léon XIII, encyclique Libertas 1888). Or, « en présence d’un fait réel ou d’une vérité évidente, l’on ne peut être tolérant au point d’approuver l’attitude de qui les considère comme inexistants ou faux, cela supposerait que nous ne croyons pas tout à fait ou ne soyons pas pleinement convaincus de la vérité de notre position, ou que nous ne soyons (ou estimions être) en présence d’une matière absolument indifférente ou banale, ou encore que nous considérions la vérité ou l’erreur comme des positions purement relatives » (Roberti-Palazzini op. cit. p. 1703). Et puisque la « rencontre de prière » comporte précisément tout cela, elle est occasion de scandale pour les catholiques et grave danger pour leur foi. Du fait de l’œcuménisme, ils se retrouveront enfin réunis aux infidèles, certes, mais dans leur « ruine commune » (Pie XII Humani Generis, 1950).A Suivre

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