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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 07:38

                                            

L’Adversaire et sa tactique 23/23

XXIII. La géhenne de feu

Il nous reste maintenant quelques points de démonologie à préciser. Quand Il est « descendu aux enfers », Notre Seigneur a libéré les justes de l'Ancienne Loi qui étaient retenus au Schéol, dans l'attente de l'ouverture du Ciel. Le Ciel ayant été ouvert par Jésus-Christ, Il les y a enfin introduits…(Cf CHAPITRE X)

Le régime de l'enfer PUNITIF n'a pas été modifié. Il reste le lieu où les démons "sont retenus dans l'attente du jugement." Mais ils peuvent en sortir pour venir tenter les hommes sur la terre, sans pour autant être débarrassés de" leurs chaines éternelles. "

 

C'est le jugement dernier, après la Résurrection de la chair, qui établira le régime définitif des enfers. Jésus leur donne alors le nom de Géhenne : « Serpents, engeance de vipères, comment éviterez-vous d'être condamnés à la Géhenne ?» [ Matth. XXIII - 33] Ou encore: « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps mais ne peuvent tuer l'âme; craignez plutôt celui qui peut perdre l'âme et le corps dans la Géhenne.» [ Matth. X – 28)

 

D'où vient ce mot de Géhenne, pratiquement inconnu de l'Ancien Testament? Le dictionnaire en donne la définition suivante: « C'était primitivement le nom d'une gracieuse vallée au sud-est de Jérusalem, appelée Gê-Hinnom. Or à partir du temps de Salomon, les Israélites immolèrent des enfants à Moloch. Et c'esté précisémént dans la vallée de Gê-Hinnom qu'ils pratiquèrent ces immolations. Puis survint la déportation à Babylone. Après le retour de la captivité, ils eurent tellement en abomination le lieu qui avait été le théâtre de ce culte barbare et impie qu'ils le transformèrent en une décharge publique où l'on jeta les cadavres des animaux et les immondices. Comme il fallait, pour consumer tout cela, y entretenir un feu perpétuel, le lieu devint un "val-ardent" ou Géhenne de feu. Et le mot passa dans le langage courant pour désigner l'enfer.»

Les  hommes damnés entreront dans la Géhenne avec leurs corps ressuscités. L'entrée dans la Géhenne constitue \pour les damnés comme pour les démons, la seconde mort, définie par Saint Jean comme "l'étang ardent de feu et de soufre". [Apoc. XXI - 8 ]

Il nous reste à nous poser une dernière question. "Le nombre de la Bête, " déclare Saint Jean dans l'Apocalypse, est 666. Pourquoi ce nombre et quel est sa signification? Voici le texte de base: « C'est ici la sagesse. Que celui qui a de l'intelligence compte le nombre de la Bête; car c'est un nombre d'homme et ce nombre est six cent soixante-six;.» [ Apoc. XII - 18 ]

C'est ici la sagesse, nous dit-on : pour comprendre le sens du nombre de la Bête, il faut d'abord de la sagesse. Qu'est-ce que la sagesse? C'est le goût des principes.(en latin « sapi-entia » est l’union de « sapida :qui a du gout » et de sci-encia) Il faudra donc en cette matière, éviter les complications de la science profane et s'en tenir aux grands principes de la sagesse divine, autant que nous les connaissons.

Or nous serions humainement tentés de rechercher le sens du nombre de la Bête en utilisant les valeurs numériques des lettres de l'alphabet hébreu; il s'agirait alors de composer, plus ou moins arbitrairement, un mot dont la valeur numérique totale serait de 666 ; il est bien évident que nous pourrions composer ainsi une grande quantité de mots réalisant ce total; entre tous ces noms, plus ou moins plausibles, comment faire un choix? C'est pourquoi l'Évangéliste nous conseille une méthode plus "sage".

 

Saint Jean nous demande aussi de faire preuve d'intelligence. Or le propre de l'intelligence, au sens religieux de ce terme, c'est de distinguer. Et la distinction fondamentale est celle du bien et du mal. Précisément nous allons voir qu'ici nous aurons à côtoyer la limite entre le bien et le mal. C'est pourquoi il nous faudra de l'intelligence.

 

L'Écrivain sacré nous met sur la voie en nous disant que 666 est "un nombre d'homme." En effet, on aurait pu s'attendre à ce que la Bête porte plutôt "un nombre d'ange" puisque le démon est un esprit. On nous avertit donc qu'il n'en est pas ainsi. C'est dans les nombres concernant l'homme qu'il faut chercher. Saint Bède le vénérable et Saint Albert le Grand ont pensé que ce "nombre d'homme" devait se référer au sixième jour de la Création, au cours duquel Adam fut formé du limon de la terre. Essayons de comprendre le mécanisme de cette signification.

Après la formation de l'homme, Dieu déclare que tout ce qu'Il a fait est bon: « Et Dieu vit tout ce qu'il avait fait, et voici cela était très bon.» [ Gen. 1 - 31 l Nous sommes à la fin du sixième jour. Nous faisons une première constatation: le chiffre 6 ne désigne donc pas originellement une chose mauvaise, au contraire, puisque Adam, constitué maître de la terre, est la plus belle œuvre du Créateur. On s'accorde même à penser que le chiffre six symbolise la perfection des choses terrestres. Il constitue "la marque" d'Adam puisqu'il est le chiffre de son origine. L'homme est fondamentalement "la créature du sixième jour. "

Le chiffre six contient une perfection naturelle mais il lui manque encore la sanctification que le chiffre sept apporte tout de suite après. C'est le septième jour qui est sanctifié: « Et Dieu bénit le septième jour et Il le sanctifia.»  (Gen. II - 3] . Le chiffre sept est celui de la nature sanctifiée. C'est le chiffre du Sabbat et par conséquent il ne convenait pas pour désigner le démon qui avait précisément refusé la sanctification.

 

Au septième jour l'homme possède déjà une religion tandis que le sixième jour était celui de la Création sans sabbat, sans religion, privé de sanctification, réduit aux forces et aux rythmes de la seule nature. C'est donc bien "le six" qui est le plus en harmonie avec le naturalisme des anges déchus qui ne croient qu'en leurs propres forces," comme nous l’avons fait remarquer plus haut.

Nous comprenons maintenant pourquoi c'est le chiffre 6 qui est à la base du "nombre d'homme" choisi pour marquer la Bête. Mais ce que nous ne comprenons pas c'est que ce chiffre, bon à l'origine, désigne maintenant une bête mauvaise. Il y a donc eu, à un certain moment, un retournement de signification du six.

 

Ce retournement a été opéré par la révolte de Lucifer. C'est précisément cette révolte qui a transformé en mal ce qui était bien et qui a placé dessus ce qui aurait du rester dessous. Ce renversement de l'ordre primitif a encouru la malédiction divine. Dieu a maudit ce qu'il venait de bénir. Or la malédiction de Dieu contre Satan a été réitérée trois fois: d'où le nombre à trois chiffres qui symbolise cette malédiction : 666.

 

La première malédiction est celle qui a chassé  Lucifer du Ciel pour n'avoir pas voulu s'incliner " devant l'Homme-Dieu. Elle correspond au six occupant le rang des unités.

 

La seconde malédiction est celle que Dieu prononça contre le serpent: « Parce que tu as fait cela, tu  es maudit entre toutes les bêtes des champs.» [ Gen.III 14] L'adversaire a voulu entrainer l'homme dans sa guerre. La seconde malédiction correspond au chiffre six occupant le rang des dizaines, parce qu'il y a une aggravation de la malice, donc du châtiment.

 

La troisième malédiction est celle que Dieu prononcera au moment de la mort de l'Antéchrist pour le punir de s'être égalé au Fils de l'Homme. Elle correspond au rang des centaines puisqu'il y a une nouvelle aggravation dans l'audace.

 

Dans les trois cas c'est l'homme qui constitue la pierre d'achoppement. Ainsi l'homicide portera trois fois, en signe de la triple malédiction, le chiffre six qui est celui de l'homme selon la nature, le chiffre de cet homme qu'il aura si obstinément combattu. FIN

Note

(Le nombre 666 est,  de nos jours, un signe de ralliement des « humanistes » des sociétés secrétes, refusant toute révélation et gouvernement divins au nom d’une religion de l’Homme qui prétend se faire le grand maître de l’univers. Cet orgueil conduit au culte luciférien antichrist )qui veut prendre la place du christianisme en détruisant l’Église du dehors par les violences et du dedans par la confusion et la séduction.

Notre Père, ne nous laissez pas succomber à la tentation et délivrez nous du Malin. 

Ce que nous devons garder de ce très précieux ouvrage, c’est que la Vérité Divine est très rigoureuse. Miséricordieux envers les humbles, Dieu est extrêmement sévère envers les orgueilleux/ Anges ou hommes .Miséricorde ne signifie pas laxisme.  Dieu peut tout, sauf se contredire. Sachant tout de tout, Il ne peut commettre la plus infime erreur. Ses jugements sont sans appel , ni cassation. La grande épreuve que nous traversons est à la fois miséricorde pour les pêcheurs qui l’accepteront et seront ainsi sauvés. Pour ceux qui n’y verront pas la rigueur de la Justice divine, ce  sera la perte. Avec le bon Larron soumis ou avec le mauvais révolté ?…Prions, dans l’esprit de crainte de Dieu ,commencement de la sagesse..L’esprit est prompt, mais la chair est faible….

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