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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 08:41

 

« Et Son Nom est l’Admirable »….2/3

 

«  Notre-Seigneur est une Personne en deux natures : tel est le premier article du Credo chrétien concernant Sa Personne Sacrée. Cette dualité des natures, si indispensable à la théologie chrétienne, est la grande merveille, c'est elle qui rend le Christ admirable parce que par cette dualité « l'abîme appelle l'abîme, », Il y a en Lui une nature humaine pleine de grâce et de vérité; mais si l'on scrute cette nature même, elle révèle aussitôt quelque chose de plus profond encore : la nature divine. Et cette dualité n'est encore que l'expression la plus simple des multiples splendeurs que la théologie catholique a entrepris de dépeindre. Notre-Seigneur a toutes les perfections de l'homme, Il  a les perfections de la Divinité même et Il a une perfection qui n'appartient qu'à Lui ; quelque chose entre la perfection angélique et la Divinité. Cette gradation de perfections, je le répète, les esprits malades la rejettent comme un pesant fardeau ; ils exigent un Christ simple; mais cette simplicité qu’ils réclament est plutôt la transparence anonyme du verre ordinaire que le rayonnement splendide du diamant avec ses mille facettes et ses feux innombrables. Cette gradation de perfections en la Personne de Notre-Seigneur, si remarquable dans la Christologie catholique, c'est ce qui Le rend si admirable, parce que c’est « l'abîme appelant l'abîme »; ou, pour changer la comparaison, c'est une chaîne de montagnes de plus en plus hautes, en sorte qu'atteignant un sommet, on se trouve au pied d'un autre géant parmi les montagnes. Ainsi on constate pratiquement que le plus candide et le plus fervent des disciples du Christ trouve sa joie dans le dogme de la dualité des natures dans le Christ, parce qu’un fidèle simple et aimant est un admirateur-né et sa seule crainte est que par malheur un jour vienne où il ne pourra plus admirer. Essayons donc de comprendre dans cet esprit la merveilleuse multiplicité des perfections du Christ telle que nous l'enseigne la théologie catholique.

 

En suivant les enseignements de la théologie catholique sur la Personne du Christ, nous ressemblons à l'explorateur dont la mission est de reconnaître le cours d'une rivière.

 Deux méthodes se présentent à lui :

                 Ou bien, voguant d'abord pendant des jours sur l'étendue infinie de l'océan, il parvient à l'embouchure de quelqu'immense Amazone où il est longtemps difficile de distinguer le fleuve de l'océan. Il entreprend alors de remonter vers la source de la rivière, poussé en avant par la marée montante en lutte avec le courant. Après plusieurs jours de navigation, le fleuve perd pour lui son individualité : ce n'est plus une, mais plusieurs rivières qui s'offrent à son exploration; désormais la ligne de partage des eaux présente plus d'intérêt pourlui que la rivière elle-même.

             Ou bien, s'il préfère, le voyageur peut commencer son expédition au sommet de la montagne, suivre un cours d'eau, descendre avec lui jusqu'au grand fleuve et voguer en descendant le courant avec la certitude que tôt ou tard il pénétrera dans l'Océan sans bornes. Il éprouve une joie particulière à anticiper le moment où le flot qui le porte deviendra une mer immense.

 

Cette seconde méthode d'exploration devrait produire en nous plus d'admiration que la première, car un voyageur avançant ainsi du ruisselet de la montagne jusqu'à l'océan va de merveille en merveille jusqu'à ce que toutes les merveilles se perdent dans le merveilleux Océan .Ce dernier exemple illustre la méthode naturelle de découverte des merveilles du Fils de Dieu. Il y a d'abord Sa vie humaine extérieure: c'est le torrent montagnard, frais, puissant, d'une transparence céleste, s'engouffrant dans les gorges profondes de Ses souffrances humaines. Ce torrent de Sa vie mortelle est absorbé par Sa vie surnaturelle, Sa grâce sanctifiante, Ses perfections angéliques d'intelligence, Son Corps glorieux. Cette vie même, si vaste et infinie qu'elle soit, est finalement absorbée en une immensité bien plus grande encore : l'infini de Sa Divinité.

 A suivre

 

 

 

 

 

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