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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 08:10

LE BONHEUR , FIN DE L’HOMME –suite ;

« Initiation à la théologie de Saint Thomas » RP Sineux- Ed Téqui 1975 1/10 .

Pour la première partie tapez  : recherche :bonheur

                          II-  LES MOYENS DE PARVENIR A CETTE FIN.

plan général I. - LA FIN DE L'HOMME : LE BONHEUR

 II. LES MOYENS DE PARVENIR À CETTE FIN.

 1. Les Actes Humains.

 

a) L'exercice des facultés.

b) Les passions.

2. Les principes d'action:

a) Intrinsèques:

1) Favorables : vertus et dons.

2) Contraires : péchés et vices.

b) Extrinsèques : 1) La Loi.

2) La Grâce.

 

(Saint Thomas d’Aquin peut être dit non seulement le philosophe du bonheur mais de plus et surtout son théologien. C’est un Maître de sagesse qu’il est très périlleux de méconnaître et injuste d’oublier car la chrétienté occidentale lui doit beaucoup.)

1. - LES ACTES HUMAINS.

a) L'exercice des facultés.

Le Bonheur, perfection suprême de l'homme, s'il est essentiellement un Don que Dieu lui accorde par bienveillance, est aussi l'aboutissement et la récompense des actes de l'homme lui-même, Il est conquis et gagné à la manière d'un trophée; il couronne une vie courageuse et méritoire.

Normalement par conséquent, la vie humaine est caractérisée par un perfectionnement progressif, lequel à son tour s'accomplit par un rapprochement constant de ce Dieu dont la possession totale et définitive marque le terme de tout effort et établit l'homme dans sa fin dernière.

 

1° LA VOI.ONTÉ LIBRE, ÉLÉMENT CONSTITUTIF DE L'ACTE HUMAIN.

 

C'est la volonté qui fait l'homme agissant et responsable. Elle est à la vie humaine ce qu'est le moteur à la machine: c'est elle qui actionne les autres puissances.

Oh! elle a bien de la peine souvent à se débattre dans l'enchevêtrement d'instincts, de tendances natives, d'atavismes, de contraintes violentes ou d'influences subtiles qui agitent l'être humain et le manœuvrent contre son gré sinon à son insu. Plus d'une fois elle n'a ni le temps ni la possibilité d'intervenir.

 

Si l'homme est toujours libre, il s'en faut de beaucoup que tous les actes de tous les hommes soient des actes libres.

 

Dans le complexe humain, l'âme n'exerce pas toujours ses facultés supérieures. Jusque chez l'homme le plus intelligent et le plus intellectuel, l'intelligence n'est pas toujours en action. La vie végétative et la vie sensitive qui sont le support indispensable de la vie spirituelle, constituent des stades auxquels les hommes s'arrêtent souvent: ils s'alimentent comme les plantes, ils jouissent et souffrent dans leur sensibilité comme les animaux, et combien qui ne vont pas plus loin!

 

Ce sont des « actes d'hommes »; mais non pas des « actes humains proprement dits, parce que la faculté maîtresse et caractéristique d'un acte humain n'a pas joué.

Il est vrai que, chez l'homme, ces mouvements de la vie inférieure devraient être, sinon entièrement commandés, du moins dirigés, contenus et contrôlés par la raison, ce qui leur conférerait une valeur morale. Mais, en réalité, que de fois ils échappent avant que la raison ait pu délibérer, et la volonté choisir en connaissance de cause pour encourir sa responsabilité.

 

Certes, il arrive que la volonté se montre paresseuse et négligente.

 

Laissant la bride sur le cou aux instincts qu'il est dans son rôle de discipliner, ou bien abandonnant la place à des forces étrangères qu'elle devrait tenir en respect et n'autoriser qu'avec discernement; elle abdique en quelque sorte son pouvoir et trahit sa mission.

 

Elle est responsable alors de son omission, et des actes qui se sont produits à la faveur de sa défaillance. Pouvant intervenir et ne le faisant pas, elle se rend coupable de laisser-faire.

 

En principe la volonté humaine est inviolable; aucune puissance au monde ne peut la fléchir ni révoquer ses déterminations. On en voit de temps en temps de saisissants exemples : ceux des martyrs, entre autres, que la brutalité écrase et dont la volonté inébranlable défie les tyrans.

 

En fait, la volonté humaine se montre souvent fragile. Connexe à une sensibilité frémissante, - et dans bien des cas dominante, - la volonté tour à tour s'incline avec complaisance devant ce qui flatte les sens ou sert les intérêts matériels, puis s'affole devant les moindres menaces, et chancelle à la première torture. Excusable? Peut-être, partiellement du moins; et la responsabilité atténuée dès lors pour autant, bien qu'il soit difficile de dire dans quelle mesure?

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