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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 08:07

                                

 

Le bonheur. Les moyens d’y parvenir. RP Sineux 4/10

 

4° MORALITÉ DES ACTES HUMAINS.

 

C'est donc de leur rapport avec le bonheur vrai que les actes humains tirent leur valeur; leur moralité se mesure à leur efficacité pour conduire à ce but: Car un être n'est bon que dans la mesure où il se rapproche de sa perfection.

1° Que la raison, une raison droite et éclairée, guide l'activité;

2° qu'elle se propose un but légitime, outre la fin suprême qu'il ne faut jamais perdre de vue, un objet immédiat qui lui-même ne soit en rien répréhensible;

3° puis, qu'elle tienne compte des circonstances ambiantes : temps, lieu, personnes ... de façon à ne léser qui que ce soit;

 

Telles sont les conditions essentielles de la moralité d'un acte humain.

 

Une «raison éclairée» c'est-à-dire informée avec exactitude du sens que doit prendre la vie humaine, et de la conduite que lui trace la Loi de son Créateur, loi naturelle ou loi révélée ... Mais surtout une « raison droite », autrement dit l'intention loyale de mauvais », Point n'est besoin que tout_soit mauvais en lui, c'est le cas d'appliquer l'adage philosophique: (« Le Bien est constitué par l'intégrité de tous ses éléments; le mal provient de la moindre privation » ).

 

Un geste héroïque ou charitable, apparemment digne d'éloges, mais qui cache une intention perfide: acte mauvais! Une intention excellente comme sauver une vie, mais au prix d'une injustice ou d'un crime; acte mauvais! Dire la Vérité, et dans le but d'instruire ou de corriger, mais maladroitement, à contretemps, sans tenir compte des personnes, de la manière et du .moment : acte mauvais!

Il y aura des degrés, bien entendu, dans la malice et la défectuosité. Et l'on trouvera, selon les cas, des responsabilités atténuées ou aggravées, sans qu'il soit possible d'ailleurs à un jugement humain d'en établir le dosage exact.

 

Dieu seul alors, sonde les cœurs et pèse les actes humains dans la balance de la vraie justice.

 

                   5° CONSÉQUENCES DES ACTES HUMAINS.

 

«Le tragique de la destinée consiste en ce que l'homme est quotidiennement et continûment l'agent de son propre sort. A chaque instant de sa vie consciente (et même de l'autre indirectement) il pose un acte qui le sauve ou qui le perd )

 

L'homme de bien ne tire pas de la vertu la seule satisfaction orgueilleuse à laquelle prétendaient les stoïciens; et le viveur a beau dire qu'il ne cherche rien au-delà de la volupté du moment ... ; l'un et l'autre, quoi qu'ils en pensent, font du définitif et préparent la vie future. Ils méritent ou déméritent, se rendent dignes de récompense ou de châtiment, et ceci non pas au regard de leur propre conscience, moins encore aux yeux de leurs semblables qui ne sont pas en mesure de les apprécier avec exactitude, mais bel et bien vis-à-vis de Dieu leur Créateur qui, leur ayant assigné une fin et dicté une loi, les observe et déjà les juge, puis les attend pour la décisive reddition des comptes au terme de l'épreuve de la vie, terrstre comme un Maître requiert de ses intendants le bilan de leur gestion.

 

Est-il des actes indifférents, des actes qui «ne comptent pas  dans la vie morale, et donc n'ont aucune répercussion sur le sort définitif de l'homme? Il le semblerait à première vue : outre le sommeil et certains états inconscients, il est une quantité de mouvements purement mécaniques, actes de la vie végétative ou sensitive dans lesquels la raison et la volonté n'interviennent nullement.

 

De tels actes ne seraient pas du domaine de la moralité en effet si on les considérait séparément. Pourtant, s'ils n'ont pas les caractéristiques des actes humains, ils ne laissent pas d'être des actes d'une personne humaine. Et, à défaut d'une intervention actuelle de sa raison et de sa volonté, cette personne est dans un état habituel, elle entretient une intention générale, qui rejaillissent sur tout son comportement jusqu'à marquer de leur empreinte, et donc qualifier moralement, les gestes les plus anodins.

 

Manger et boire sont moralement indifférents, ne concernant que la. vie animale. Et pourtant, il y a diverses manières de s'y livrer; et on ne peut pas assimiler « l'homme qui mange pour vivre et celui qui vit pour manger », Plus encore il y a l'intention, ne fût-elle pas explicitement exprimée au cours de l'opération elle-même; l'ascète qui consent à prendre sa nourriture « en vue de glorifier Dieu », comme dit S. Paul, est aux antipodes du goinfre qui ne songe qu'aux plaisirs du ventre.

 

Et le sommeil lui-même prend une tout autre signification chez le moine qui s'y résigne comme à une nécessité lui permettant de récupérer ses forces en vue de nouveaux labeurs, et chez le manœuvre qui ne voit dans sa couche qu'une heureuse diversion à son chantier, et se plaît à dormir pour oublier ses soucis.

Il n'existe donc pas d'acte humain complètement indifférent.

 

Une simple parole oiseuse, fût-elle inoffensive, sera passée au crible. Et il n'est pas jusqu'aux désirs enfouis, jusqu'aux projets refoulés et secrets, qui ne fassent l'objet d'un jugement équitable et n'apportent, ou leur rayon à l'auréole immortelle, ou leur étincelle ou feu vengeur.

A Suivre :

Les passions

b) Les Passions :

1- Hiérarchie des Passions. 2- Moralité des Passions.

3- Caractères de chacune des Passions:

 a) L'Amour .

. b) La Haine.

c) Le Désir.

d) L'Aversion.

e) Le Plaisir.

f) La Douleur.

g) L'Espoir.

h) Le Désespoir.

i) La Crainte.

j) L'Audace.

k) La Colère.

 

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