Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 06:57

 

« Allez enseigner toutes les nations et faites des disciples »

                           Pourquoi doit-on enseigner la Doctrine Catholique

(RP Sineux op)(Ed Téqui)

 

« L’ignorance en matière religieuse est la source de tous les maux »Avant d’aborder le détail de ce qu’il faut connaître, la doctrine, un rapide survol est nécessaire pour en bien situer les sources, le but et la méthode.

« On ne peut aimer que ce que l’on connaît » A l’heure ou B…. affiche son mépris pour la doctrine, qu’il qualifie « d’idéologie pour attardés»qui « éloigne les hommes de l’amour » (sic). faire de nouveaux disciples(Prosélytisme) est un « Non sens »(sic)Pour lui la mission n’est pas de faire des disciples ,mais de « partager la  flamme de vie qui illumine et apporte l’espérance et l’amour »( Certainement ,seule la fidélité à la doctrine connue permet la cohérence entre l’intelligence et la volonté,entre la tête et le cœur.

La définition classique « d’idéologie » est ensemble des doctrines morales ,philosophiques, religieuses d’une personne, d’une nation)B…n’emploie ces mots qu’avec mépris..C’est grave et insultant pour les traditionnalistes attachés à juste titre à la Vérité. Face à ces attaques, recourons aux bons maîtres éprouvés qui ont étudié avec amour cette merveille de Vérité pour nous la transmettre  (tradere :transmettre)C’est le Chemin, la Vérité et la Vie. Sans ces paroles de vie éternelle a qui irions-nous ?...

 

« La Doctrine catholique est l'enseignement donné par l'Église catholique romaine, fidèle à la Tradition, au nom de Jésus-Christ Fils de Dieu, venu du Ciel sur cette terre pour apporter aux hommes la Vérité.

 

Un tel enseignement est-il nécessaire?

Quels en sont les principaux caractères?

Quel est son objet?

 

1. - Nécessité d'une doctrine révélée.

a) Pour la connaissance des mystères.

Qu'il existe des mystères insondables pour l'intelligence humaine, il serait insensé de le nier.

Si un ignorant a tort de repousser les lumières que lui offre un savant; s'il n'est pas autorisé à qualifier d'inutile ou d'erroné ce que lui-même n'est pas en mesure de comprendre; a fortiori, un homme, quel qu'il soit, doit reconnaître qu'il ne sait pas tout, et admettre en principe, par conséquent, qu'un être supérieur à lui-même soit capable de l'instruire.

 

Or, parmi les mystères, il n'en est pas de plus tragique que celui de la destinée humaine : tragique par son obscurité autant que par son importance. Si quelques hommes en viennent à se laisser vivre sans se demander pourquoi, ils ne sont ni la majorité ni surtout la meilleure portion de l'humanité,

Quiconque pense, réfléchit aux motifs et à la portée de ses actes.

Pourquoi agir de telle façon plutôt que de telle autre? Et qu'en résultera-t-il ?

Questions insolubles dès que l'homme veut franchir les limites de l'immédiat. Quelles sont les raisons profondes et les conséquences définitives de sa vie et de sa conduite?

Qui donc pourrait le lui dire, sinon l'Auteur de sa vie, à condition qu'il daigne y condescendre?

Alors, face au mystère, l'homme s'interroge : « Ne pourrais-je atteindre le Maître de ma vie; et ne consentirait-Il pas à m'instruire »?

 

b) Pour une connaissance plus prompte des vérités  d'ordre naturel.

 

A l'apogée de son génie et de ses découvertes, le savant grec Aristote lançait cet appel : « Maintenant, qu'un dieu vienne nous enseigner! ».

Théoriquement, l'intelligence humaine est capable d'accéder par ses propres moyens à des vérités aussi fondamentales que l'existence d'un Dieu créateur et rémunérateur, d'une Loi morale prescrivant le bien et interdisant le mai, posant les premiers rudiments de la justice.

 

Pratiquement, seuls quelques hommes exceptionnellement doués, tels un Platon, un Aristote, un Sénèque, un Confucius, se sont élevés jusqu'à cette hauteur, après beaucoup de tâtonnements, et avec beaucoup de déviations. Et, pour ce qu'il y a de vrai dans leur doctrine, on peut se demander, dans certains cas, s'ils n'ont pas bénéficié d'un écho plus ou moins lointain de la Révélation divine?

 

Quant à la masse, si ce n'est pas l'ouverture d'esprit qui lui fait défaut pour se livrer à des recherches longues et ardues, le manque de temps et de goût, résultant de la multiplicité de devoirs urgents et d'occupations matérielles absorbantes, serait un sérieux obstacle à une étude fructueuse. Les plus favorisés eux-mêmes n'acquerraient les notions suffisantes qu'après des années de travail, peut-être seulement au terme de la vie, alors qu'il importe d'être instruit dès le début, puisque c'est toute la vie qui en dépend.

 

L'histoire des religions, depuis les temps les plus reculés jusqu'à notre époque de scientisme et de progrès, dit assez dans quelles aberrations l'esprit humain peut s'égarer lorsqu'il n'est pas guidé par un esprit supérieur, de quelles excentricités absurdes ou ignobles est marqué tout ce qu'il invente au titre de rapports avec la divinité. A Suivre

La doctrine catholique 2/2

II. - Caractères de la Doctrine révélée.

L'enseignement divin met en exercice les deux modes de connaissance dont l'homme est susceptible, à savoir :

La croyance, ou la Foi, qui, sans exiger d'autre démonstration que celle des  motifs de crédibilité ou raisons de croire, accepte  de confiance la vérité qui lui est révélée;

2° La science proprement dite qui s'acquiert par le raisonnement, et exige le contrôle des affirmations entendues.

a) Part de la Foi.

La Révélation est la communication faite aux hommes, de vérités jusqu'alors restées le secret exclusif de Dieu. Cette Révélation se fait soit par le moyen d'écrits que Dieu inspire, soit par l'intermédiaire de messagers auxquels Dieu fait entendre ses oracles avec mission de les transmettre.

 

On  appelle « Écriture Sainte » la Parole de Dieu écrite par des auteurs que Dieu a inspirés. Elle constitue la « Bible », qui se divise en deux grandes parties : l'Ancien et le Nouveau Testament, lesquels ont pour centre unique, bien qu'à des titres divers, JÉSUS-CHRIST, Fils de Dieu donné à l'humanité pour l'instruire et la conduire à sa fin bienheureuse.

 

L'Ancien Testament, outre les vérités divines qu'il apporte déjà, est la figure du nouveau : il l'annonce et le prépare, non seulement par ses paroles, mais encore par les événements qu'il dispose de manière à leur faire représenter à l'avance la vie de Jésus-Christ et celle de l'Église; laquelle n'est à son tour que la vie de Jésus-Christ étendue à tous les confins de la terre, et prolongée jusqu'à la fin des âges.

 

Aussi les textes de la Sainte Écriture présentent-ils souvent plusieurs sens sous une même lettre :

Un sens historique et littéral, ou narration des faits tels qu'ils se sont accomplis; ou encore exposé de certaines vérités, généralement sous forme de métaphores et de paraboles. .

Un sens spirituel, fondé sur le sens littéral, mais le dépassant.

Il se subdivise lui-même en trois autres sens : le sens allégorique, grâce auquel l'Ancienne Loi figure déjà la Loi Nouvelle; le sens moral, qui nous invite à reproduire en nous la vie de Jésus, car ce qui s'est passé dans le Christ, ou dans les êtres figurant le Christ, est le signe de ce que nous devons faire nous-mêmes; le sens anagogique, qui met sous nos yeux comme une image des biens du Ciel, pour nous attirer vers cette gloire que Dieu nous réserve.

 

Avant que la Parole de Dieu fût fixée par l'Écriture, elle se conservait dans le cœur des Patriarches, qui la transmettaient à leurs enfants comme un héritage sacré. Et la doctrine de Jésus-Christ fut vécue par ses disciples avant d'être fixée sur les parchemins par les Évangélistes.

 

Cet enseignement oral, le premier, constitue la Tradition.

Elle suffit aux générations qui précédèrent Moïse. Jésus lui-même enseigna de vive voix et ne laissa aucun écrit. Ce n'est que plusieurs années après wson Ascension que les Apôtres confièrent Sa doctrine à l'écriture; et S. Jean achève le récit évangélique en nous avertissant « qu'il y a encore beaucoup d'autres choses que  Jésus a faites, et qui ne sont pas contenues dans son livre » (S.Jean XX, 30)

L'Écriture précise et fixe certains points de la Tradition: mais la Tradition complète toujours l'Ecriture, comme le cours du professeur l'enseignement du livre. Et quand le Maître n'est autre que l'Esprit de Dieu, on juge de quel secours il est pour aider à comprendre le Livre de Dieu.

Consignée ou non dans des écrits varies à diverses époques, cette Tradition nous la trouvons dans la pratique de l'Église, les formules et usages liturgiques, les écrits des Pères de l'Église, les symboles de la Foi, les Conciles, Encycliques des Souverains Pontifes, Lettres pastorales, Catéchismes diocésains, Prédications; en un mot dans tout ce qui transmet l'enseignement divin. (tradere = transmettre)

 

Ainsi le témoignage de Dieu, fixé pour nous dans les Livres Saints, se trouve encore actuel dans un Magistère vivant qui le met à la portée de tous, et ne réclame de chacun que la croyance aux Vérités révélées, autrement dit la Foi.

 

b) Part de la science.

 

Comme dans la constatation des faits et dans les recherches historiques, la raison humaine intervient pour reconnaître l'authenticité du Message Divin .

 

. Sous peine de s'exposer à être victime d'une grossière supercherie, elle doit, avant de donner son adhésion à une révélation nouvelle et quelque peu déconcertante, s'assurer que cet enseignement vient bien de Dieu, et que ses Prophètes (c'est-à-dire ceux qui parlent en Son nom) sont dûment accrédités, et non pas de vulgaire charlatans qui usurperaient son autorité.

 

C'est ainsi qu'elle se donne des  motifs de crédibilité, autrement dit des raisons de croire . Elle se trouve donc pleinement satisfaite tout en se sachant dépassée, car elle fait confiance à l'Esprit supérieur et infaillible, après seulement qu'elle a acquis la certitude  que c'est Lui qui parle. « Je ne croirais pas, disait S. Augustin, si je n'avais pas de raisons de croire »

En outre, Dieu qui fournit gratuitement aux hommes les lumières strictement indispensables, ne les dispense pas pour autant de chercher eux-mêmes des éclaircissements nouveaux.

Les articles de Foi deviennent pour la raison ce que sont les tout premiers principes dans les sciences humaines. L'intelligence ne peut plus les abandonner, ni permettre qu'ils soient contredits. Mais, appuyée sur eux, et en étudiant soigneusement toute la portée, elle arrive à des déductions, des conclusions qui ne sont pas des vérités nouvelles, certes, mais des aspects jusqu'alors insoupçonnés des vérités premières.

C'est la Théologie, véritable science du Divin, écho dans l'intelligence humaine de la Pensée de Dieu.

Comme la musique applique aux sons les données établies par une science supérieure, la science des nombres ou mathématique, ainsi la Théologie procède de principes connus à la lumière d'une science plus haute, qui n'est autre que la science de Dieu, La Théologie est une science éminemment spéculative; car elle ouvre à l'intelligence humaine les horizons du Divin, et par-delà tous les objets qu'elle rencontre, c'est Dieu seul qu'elle cherche et contemple. Mais elle est aussi une science pratique; car la morale jaillit du dogme, le culte rendu au Seigneur s'inspire de la connaissance que nous en avons, et notre conduite se règle d'après ce que nous savons de Ses rapports avec nous.

 

Il faudrait dire plutôt que la Théologie domine à la fois les sciences spéculatives et les sciences pratiques, qu'elle dépasse tous les éléments des diverses sciences humaines, et s'apparente à la Science de Dieu qui, une et simple, embrasse tout.

 

Néanmoins, elle se plie aux faiblesses de l'intelligence humaine.

 

Appuyée sur les affirmations divines, comme le physicien se base sur les faits, la Théologie argumente, non pour prouver ses principes puisqu'ils sont divins (Les principes d'ailleurs ne se démontrent pas), mais pour tirer des vérités révélées leurs conclusions logiques, pour affermir chez les âmes droites la croyance à la Révélation, et pour confondre les arguties des incroyants.

 

La Théologie utilise donc la Philosophie, après avoir demandé à l'Apologétique d'établir l'authenticité des documents révélés.

 

Mais, basée sur la Foi, elle procède en définitive par voie d'autorité; car, « si les arguments puisés à la source d'une autorité humaine sont, de tous, les plus faibles, par contre les arguments puisés à la source d'une autorité divine sont, de tous, les plus forts, et les plus efficaces pour convaincre »

 

c- Objet de la doctrine révélée.

 

Comme la Foi sur laquelle elle se fonde, la Théologie n'a pas d'autre objet que la connaissance de Dieu. Si elle étudie les créatures, c'est en quelque sorte avec le regard de Dieu, afin de les voir comme Il les voit, et de discerner quels rapports elles doivent entretenir avec Lui.

De là l'ampleur de la Théologie.

 

Et la « SOMME THÉOLOGIQUE» de Saint Thomas d’Aquin rassemble les éléments fondamentaux de la Théologie, donc de ce que l'on peut savoir de Dieu, et tout ce qui a trait aux relations réciproques de Dieu et du monde.

Elle se divise en trois parties:

 

1. - DIEU, en Lui-même et dans Ses œuvres.

 

Il. ~ L'HOMME, tous le sous l’aspect de ses rapports avec Dieu.

 

IIi. - LE DIEU-HOMME, Jésus-Christ, Médiateur entre Dieu et l'homme.

 

A SUIVRE

 

 

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de senex
  • : A propos de la survie et du retour à Rome de SS Paul VI Les trésors de la doctrine catholique à votre service pour préparer l'avenir
  • Contact

Recherche

Liens